Cancer de la prostate : vive l'alimentation végétale

Pour prévenir le cancer de la prostate, une alimentation riche en végétaux, notamment le soja

En effet, une alimentation riche en phyto-oestrogènes peut réduire considérablement le risque de cancer de la prostate. Plusieurs études ont élaboré ce constat et les données s'accumulent pour confirmer cette hypothèse. Les phyto-oestrogènes sont des composants que l'on retrouve naturellement dans l'alimentation végétale. Les isoflavones que l'on trouve majoritairement dans le soja, et les lignanes que l'on trouve dans les graines de lin et le pain de seigle, en constituent quelques exemples. Les Asiatiques consomment de grandes quantités de soja et ses dérivés, et souffrent moins de problèmes de prostate que les Occidentaux. La piste du soja est aujourd'hui prise de plus en plus au sérieux par les experts dans ce domaine.

Soja, fèves, noix, baies, graines de tournesol et de lin : des graines de santé

Et les données de l'étude suédoise contribuent à cet enthousiasme en corroborant ces résultats. L'alimentation de 1499 Suédois atteints d'un cancer de la prostate a été comparée à celle de 1130 hommes en bonne santé. Les résultats indiquent que les personnes assimilant le plus d'aliments riches en phyto-oestrogènes comme le soja, les fèves, les noix, les baies, les graines de tournesol ou les graines de lin présentent un risque de 26% plus faible de développer un cancer de la prostate.Un verdict qui plaide en faveur d'un plus grand intérêt à l'égard des aliments oubliés de l'histoire que sont les légumes secs, les noix, les graines et les produits céréaliers complets. Le remplacement des produits laitiers par les produits à base de soja correspondants est également une manière simple d'intégrer plus de phyto-oestrogènes dans son alimentation quotidienne.

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source : Cancer Causes and Control (2006) 17:169-180. www.cancer.be