Cancer de l'ovaire : les traitements contre la stérilité disculpés

Les traitements hormonaux utilisés dans le traitement de certaines stérilités féminines ont souvent été montré du doigt comme pouvant être des facteurs de risques liés à l'apparition de cancers de l'ovaire. L'analyse de données récoltées auprès de près de 13.000 femmes montrent qu'il n'en est rien. En revanche, les femmes souffrant de certains types de stérilité ont, de manière intrinsèque, un risque plus élevé de développer un tel cancer.
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La stérilité féminine peut être due à des causes très diverses. L'une d'elle est un dysfonctionnement ovarien qui empêche l'ovulation ou qui fait qu'elle se produit de façon très irrégulière. Dans un cas comme dans l'autre, la fécondation avec un spermatozoïde a très peu (voire pas) de chance de se produire.Il est possible de stimuler l'ovulation grâce à un traitement hormonal. Mais un doute planait jusqu'à présent quant à la totale innocuité de ces traitements. En particulier, leur implication comme facteur de risque dans le de cancer de l'ovaire était suspectée.

Des données issues de plusieurs études conduites entre 1989 et 1999 aux Etats-Unis, au Danemark, au Canada et en Australie sur près de 13.000 femmes permettent de lever définitivement le doute. Elles font ressortir deux points :

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  • Les femmes n'ayant jamais eu d'enfant et qui cherchaient à en avoir un depuis plus de cinq ans (femmes considérées comme stériles) avaient 2,7 fois plus de risque d'avoir un cancer de l'ovaire que celles qui tentaient d'avoir un enfant depuis moins d'un an.
  • Pourtant, selon l'analyse des données, le traitement de stimulation ovarienne, même prolongé, n'était pas corrélé à l'apparition de ces cancers chez ces femmes présentant un problème de stérilité.

Des données issues de plusieurs études conduites entre 1989 et 1999 aux Etats-Unis, au Danemark, au Canada et en Australie sur près de 13.000 femmes permettent de lever définitivement le doute. Elles font ressortir deux points :

Ces résultats ne doivent pas décourager celles qui veulent être mère et qui souffrent de ces deux types de stérilité, de faire appel à ces traitements. Elles doivent seulement garder à l'esprit qu'elles ont plus de risque que d'autres de développer un cancer de l'ovaire et se faire suivre de façon plus régulière. Il ne faut pas oublier non plus que ces données ont une valeur statistique et que même avec un risque plus élevé, la plupart d'entre elles ne développeront jamais un tel cancer. Il faut seulement rester vigilant, pour le cas où !

Publié par Dr Agnès Lara le Lundi 11 Février 2002 : 01h00