Cancer : l’Agence de sécurité sanitaire demande la fermeture des cabines UV

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire recommande aux pouvoir publics de fermer les cabines de bronzage. Le risque de cancers de la peau auquel elles exposent leurs utilisateurs est en cause.

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Bientôt la fin des cabines UV ? L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) publie le 10 octobre 2018 un avis qui "recommande aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels". Les cabines de bronzage exposent en effet à un risque "avéré" de cancer de la peau.

43% des mélanomes liés aux cabines UV

Ce risque est connu depuis plusieurs années et de nouveaux résultats renforcent les recommandations de l’Anses. En 2014 déjà, l’Agence soulignait que "les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant l’âge de 35 ans augmentent de 59 % le risque de développer un mélanome cutané" et qu’en France, "43 % des cas de mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation des cabines de bronzage avant l’âge de 30 ans". Dans son avis du 10 octobre, l’Anses informe que "deux études épidémiologiques récentes réalisées aux États-Unis et en Norvège ont conforté le niveau de preuve du risque cancérigène lié à l'utilisation des appareils de bronzage".

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Un vieillissement de la peau quatre fois plus rapide

Pourquoi ces cabines sont-elles si dangereuses ? "Les cabines de bronzage émettent des rayonnements à forte intensité, équivalant à l’exposition à un soleil tropical. Ces doses reçues lors des séances de bronzage artificiel se cumulent à celles reçues naturellement. Elles provoquent des dommages de l’ADN et augmentent le risque de cancers cutanés" expose l’Anses.

Et le cancer de la peau n’est pas le seul risque qu’entraîne une exposition aux UV artificiels. L’Anses note en effet que l’usage des cabines UV accélère le vieillissement de la peau, "estimé quatre fois plus rapide avec les lampes de bronzage qu’avec le soleil".

Quant à l’effet halant que procurent ces cabines, sachez qu’il ne sera d’aucune utilité pour vous protéger des rayons du soleil : "La coloration de la peau provoquée par l’exposition aux UV artificiels suit un mécanisme différent de celui du bronzage naturel et n’assure aucune protection contre les effets délétères des UV. Ainsi, l’exposition aux UV artificiels ne prépare pas la peau à l’exposition solaire et ne protège pas des coups de soleil" détaille l’Anses.

Enfin, contrairement aux rayons du soleil, "l’utilisation de cabines de bronzage ne permet pas un apport significatif de vitamine D."

Publié le 10 Octobre 2018
Auteur(s) : Laurène Levy, journaliste santé
Source : Cabines de bronzage : l’Anses rappelle le risque avéré de cancer de la peau. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), 10 octobre 2018 
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