Le cancer colorectal et ses prédispositions génétiques

Le programme de dépistage organisé du cancer colorectal est destiné à toutes les personnes âgées de plus de 50 ans. Diagnostiqué tôt, il peut être guéri dans plus de 9 cas sur 10. Cependant, il existe des cas de transmission héréditaire du cancer colorectal qui nécessitent une prise en charge particulière incluant une consultation auprès d’un généticien.

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Quand un cancer colorectal est dépisté très tôt, les chances de guérison dépassent les 90 %. Le dépistage de masse grâce au test Hemoccult II®, maintenant organisé sur l’ensemble du territoire national, permet d’identifier précocement un cancer colorectal et d’améliorer ainsi significativement le pronostic vital du malade. L’opération « Mars Bleu » a pour objectif de sensibiliser encore davantage la population à ce dépistage trop peu suivi puisque le taux de participation nationale sur la période 2009-2010 est de 34 %(1).

La fréquence élevée du cancer colorectal

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent dans la population française après le cancer de la prostate et le cancer du sein. En France environ 40 000 nouveaux cas sont diagnostiqués par an, avec un âge moyen de diagnostic supérieur à 65 ans. Très fréquent et trop souvent diagnostiqué à un stade avancé (près de la moitié des cas), ce cancer s’avère souvent grave et seul 1 patient sur 2 guérit, 5 ans après le diagnostic. Ce constat en fait la deuxième cause de décès par cancer en France avec 17 400 décès estimés par an, la première cause étant le cancer du poumon.

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Les facteurs aggravants et protecteurs du cancer colorectal

Le risque de développer un cancer colorectal peut être augmenté par divers facteurs environnementaux de la vie quotidienne tels que le surpoids, la consommation excessive de viande rouge et de charcuterie, le tabac, l’alcool, mais également à cause de facteurs génétiques appelésgènes de prédisposition (ou de susceptibilité). A l’inverse, des facteurs protecteurs favorisent une réduction du risque de développer un cancer colorectal tels qu’une activité physique régulière, une alimentation riche en fibre et en calcium, un supplément alimentaire en vitamine D, ou également la prise régulière d’aspirine à faible dose (attention, la prise d’aspirine n’est pas anodine, un conseil médical est absolument nécessaire et l’automédication n’est pas recommandée(2)).

Le Dr Sylviane Olschwang, généticienne et directeur de recherche, souligne toutefois que « ces facteurs protecteurs ne contrecarrent en aucun cas les effets négatifs des facteurs de risque et qu’une vie saine quotidienne sans excès est le meilleure moyen de limiter la survenue d’un cancer colorectal ».

Publié par La Fondation ARC le Vendredi 22 Avril 2011 : 10h59
Mis à jour le Vendredi 22 Avril 2011 : 11h00
Source : ARC