Calendrier vaccinal : des nouveautés contre la rougeole

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La rougeole est-elle une maladie bénigne en voie de disparition ? Pas du tout, cette maladie peut être dangereuse et on assiste depuis quelques années à une épidémie de rougeole, laquelle a même plutôt tendance à s’accentuer. En conséquence, les autorités renforcent les recommandationsvaccinales

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Les nourrissons et les jeunes adultes sont les victimes de l’épidémie de rougeole

Le nombre d’enfants vaccinés contre la rougeole n’est pas suffisant pour stopper la circulation du virus. Résultat, une épidémie de rougeole sévit en France depuis plusieurs années et s’est même intensifiée début 2010. Plus de 7.000 cas de rougeole ont été déclarés depuis le début de l’épidémie, dont 5.000 en 2010, et un total de 5 décès.

Les plus touchés sont les nourrissons de moins d’un an, encore trop jeunes pour avoir bénéficié du protocole vaccinal et les 20-29 ans (38% des cas de rougeole déclarés) qui, enfants, ont échappé à la vaccination. Ces derniers ne sont donc pas immunisés. De plus, ils contribuent à véhiculer le virus.

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Or c’est dans ces populations que les cas les plus graves sont observés, nécessitant une hospitalisation des nourrissons dans 38% des cas et des adultes dans 46% de cas.

Afin de remédier à cette situation, les recommandations vaccinales en matière de rattrapage viennent d’être renforcées dans le calendrier vaccinal 2011.

Ainsi, désormais, toutes les personnes nées depuis 1980 doivent recevoir deux doses de vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole), quels que soient les antécédents vis-à-vis des trois maladies.

Quant aux professionnels de santé et de la petite enfant, deux doses sont préconisées pour les personnes nées après 1980 et une dose pour celles nées avant 1980.

Sans l’application de ces mesures, l’épidémie de rougeole risque de perdurer…

Quelles sont les autres nouveautés du calendrier vaccinal 2011 ?

Vaccin contre la grippe : les personnes atteintes de maladie coronarienne ou ayant des antécédents d’accidents vasculaires cérébraux, font désormais partie des bénéficiaires de la gratuité du vaccin.

Enfin, les deux vaccins contre les infections à papillomavirus (contre les cancers du col de l’utérus) sont désormais considérés comme équivalents.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mardi 22 Mars 2011 : 14h23
Mis à jour le Mardi 22 Mars 2011 : 14h23
Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 22 mars 2011 / n° 10-11.
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