Les blouses blanches véhiculent les microbes de patient en patient

Dans les établissements de soins, la blouse est obligatoire, garantissant un niveau d’hygiène. Qu’en est-il exactement sur le terrain, est-ce une mesure réellement efficace ?
© getty

Une blouse sur deux véhicule des bactéries pathogènes

L’enquête s’est déroulée à l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem. Les blouses de 135 professionnels de santé (médecins et infirmières) travaillant dans des services de chirurgie ou de médecine interne (orthopédie, urologie, ophtalmologie, cardiologie) ont été recueillies afin de procéder à des analyses à partir de prélèvements effectués à divers endroits selon le type de blouses : extrémité des manches, au niveau du nombril, des poches, etc. Résultat, un prélèvement sur deux était contaminé, dans 40% des cas par une bactériepathogène, et dans 10% des cas par 2 ou 3 types de bactéries différentes.

Quid du risque d’infection nosocomiale…

Les blouses des infirmières étaient plus souvent contaminées, mais celles des médecins étaient plus souvent porteuses de bactériesrésistantes aux antibiotiques, comme par exemple des staphylocoques…

En conclusion, les infirmières et les médecins portent des blouses infestées de bactéries pouvant potentiellement véhiculer des infections nosocomiales, puisque certaines de ces bactéries sont résistantes aux antibiotiques…

La bonne nouvelle est que le fait de changer de blouse tous les jours diminue le risque de contamination : 29% des blouses portées deux jours de suite sont porteuses de germes, contre 8% des blouses changées quotidiennement.

La situation peut donc assez facilement s’améliorer sachant que 40% des personnels de soins portent leur blouse deux jours de suite…

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Source : American Journal of Infection Control, septembre 2011.