Bisphénol A : 80% de notre exposition est alimentaire

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Après trois années de recherches, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publie son rapport d’évaluation, confirmant des risques sanitaires associés au bisphénol A.

Ce rapport indique également que les « expositions réelles de la population au bisphénol A » se font essentiellement parvoie alimentaire, mais aussi par inhalation (via l’air ambiant) et par voie cutanée (au contact de produits de consommation).

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Bisphénol : une exposition à 80% alimentaire

Le bisphénol A est un produit chimique utilisé dans la fabrication du plastique : récipients pour l'eau et la nourriture (biberons, vaisselle, récipients destinés au four à micro-ondes, boîtes pour la conservation des aliments), emballages avec film protecteur, revêtement époxy-phénolique (cannettes, boîtes de conserve, couvercles métalliques), etc.

Plus de 80% de notre exposition à ces perturbateurs endocriniens se fait via notre alimentation, et particulièrement par l’intermédiaire des produits conditionnés en boîtes de conserve (environ 50% de l’exposition alimentaire totale).

L’eau distribuée en bonbonnes de polycarbonate a également été identifiée comme « une source conséquente d’exposition au bisphénol A ».

Mais d’autres situations d’exposition ont été identifiées, notamment lors « des manipulations de papiers thermiques (tickets de caisse, reçus de cartes bancaires…), en particulier dans un cadre professionnel ».

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Confirmation des risques sanitaires : femmes enceintes et caissières doivent se méfier du bisphénol A

Concernant les risques sanitaires, les études sur les animaux confirment un risque potentiel chez les des femmes enceintes exposées », portant sur une modification de la structure de la glande mammaire chez l’enfant à naître qui pourrait favoriser un développement tumoral ultérieur.

Pour l’heure, la loi du 24 décembre 2012 interdit déjà le bisphénol A dans les biberons (en vigueur depuis le 1er janvier 2013), et à compter du 1er janvier 2015 dans tous les conditionnements directement en contact avec les denrées alimentaires.

De son côté, Delphine Batho, Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, « estime nécessaire de compléter les mesures pour prévenir les risques liés au bisphénol A » en interdisant le bisphénol A dans les tickets thermiques. Un projet sera proposé dès les prochains mois à la Commission européenne dans le cadre de la réglementation REACH sur les produits chimiques.

Reste à savoir par quoi remplacer le bisphénol A ?

À ce sujet, le rapport de l'Anses souligne en effet les incertitudes et manques de données quant à l'innocuité des substituts du bisphénol A…

Et en attendant un substitut sans risque du bisphénol A : limitez autant que possible le recours aux plastiques alimentaires !

Publié le 09 Avril 2013 | Mis à jour le 10 Avril 2013
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Dossier de presse de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), 9 avril 2013.
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