Asthme : l'Etat prend enfin les choses en mains

L'asthme est une maladie d'origine allergique qui touche 3,5 millions de personnes en France. Pourtant le public, comme les malades asthmatiques sont mal informés. De ce fait, ces derniers ne suivent leur traitement que de façon très irrégulière en dehors des périodes de crise d'asthme. Ces comportements ne sont pas sans conséquence pour la santé des malades. Ils ont également un coût pour la société. Bernard Kouchner, ministre délégué à la santé lance donc un plan triennal contre l'asthme de façon à éduquer les patients, à dépister plus précocement la maladie et à améliorer sa prise en charge.
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L'asthme, maladie d'origine allergique, touche 3,5 millions de personne en France et son incidence dans la population ne cesse d'augmenter. Selon les estimations, 8 à 10% des enfants d'âge scolaire sont asthmatiques et dans le milieu professionnel, ce sont 1250 à 5000 personnes qui sont touchées chaque année. Malheureusement, ces malades ne pensent qu'à une chose: oublier leur maladie. Du coup, plus de la moitié d'entre eux en oublient aussi leur traitement. Ces comportements ne sont pas sans conséquences:

  • une mortalité due à l'asthme qui stagne. On estime que 7 à 8 personnes en meurent chaque jour, des décès qui pourraient être évités pour la plupart.
  • des hospitalisations trop fréquentes (50% des asthmatiques qui arrivent aux urgences sont hospitalisés).

, 8 à 10% des enfants d'âge scolaire sont asthmatiques et dans le milieu professionnel, ce sont 1250 à 5000 personnes qui sont touchées chaque année. Malheureusement, ces malades ne pensent qu'à une chose: oublier leur maladie. Du coup, plus de la moitié d'entre eux en oublient aussi leur traitement. Ces comportements ne sont pas sans conséquences:

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Le plan triennal contre l'asthme

Pour une action préventive…Pour qu'une véritable prise de conscience puisse avoir lieu, Bernard Kouchner, ministre de la santé, lance un plan triennal contre l'asthme (2002-2005). 915.000 euros seront consacrés à l'information du public et à une véritable « éducation thérapeutique » des asthmatiques.L'Association Asthme et Allergie participe à cette campagne d'information, en partenariat avec le ministère de la santé en lançant un numéro vert anonyme et gratuit (0.800.19.20.21), qui fonctionne depuis le début de l'année 2002. Des conseillers dispensent des informations à toute personne désireuse de s'informer sur l'asthme et les allergies. Ces informations sont également disponibles sur le site www.asmanet.com.D'autres mesures accompagneront ce plan telles que la création de 10 postes de conseillers en environnement intérieur, à partir de 2003, pour apprendre aux asthmatiques à supprimer les allergènes dans leurs lieux de vie; l'interdiction de l'usage du tabac dans les lycées, qui deviendront des « zones non-fumeur ». Le ministre souhaite également que l'étiquetage des produits alimentaires soit plus détaillé, de manière à faciliter le repérage d'un composant responsable d'allergie. Rappelons que les allergies touchent 3% de la population générale et cette incidence est portée à 8% chez les enfants. Certaines d'entre elles peuvent se manifester par de l'asthme.…et curative3 millions d'euros seront consacrés à l'amélioration de l'accueil des malades dans les services d'urgence et pour développer les réseaux Asthme. Ces réseaux de surveillance et de coordination des soins établis entre les différents professionnels de santé concernés permettront un dépistage plus précoce et une meilleure prise en charge des asthmatiques, y compris en milieu professionnel.

Un bénéfice à terme pour les malades et la société

De grosses dépenses publiques? Certes, mais en comparaison du coût de l'asthme pour la société, cela n'est pas grand chose. Il est estimé à 1,5 milliards d'euros pour la seule année 2001, ce qui comprend les dépenses concernant les soins, mais aussi les dépenses sociales (absentéisme, invalidité…). Que d'économies en perspective, contre seulement un peu de temps et de paroles échangées entre le corps médical et les malades, et un peu plus de motivation de la part de ces derniers.

Publié par Dr Agnès Lara le Lundi 11 Février 2002 : 01h00