Arrêt du tabac : comment ne pas prendre de poids ?

« J'ai arrêté de fumer mais j'ai pris 5 ou 7 ou 10 kilos », voilà ce que l'on entend presque toujours et qui vous incite à ne pas stopper ce fichu tabac. C'est pour beaucoup un énorme frein à l'arrêt du tabac. Mais est-il vraiment possible d'arrêter de fumer sans prendre de poids ?
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Arrêt du tabac et mécanisme de prise de poids : état des lieux

L'arrêt du tabac entraîne immanquablement une grande frustration... Mais, en dehors de cet aspect psychologique, la balance énergétique se trouve perturbée. Le métabolisme du tabac mobilise des calories : à chaque cigarette, on en dépense environ 10. Il est généralement estimé qu'à raison d'un paquet par jour, ce sont 200 calories qui sont dépensées sans qu'on ne fasse rien d'autre que de pomper sa cigarette.Le seul fait d'avoir une dépense énergétique ainsi diminuée suffit, si l'on ne diminue pas son alimentation de la même quantité de calories, à faire prendre gentiment du poids. Mais en même temps, l'appétit est augmenté. La nicotine est un anorexigène (on mange moins quand on fume une cigarette juste avant un repas) et voilà que, par-dessus le marché, on est privé de cet anorexigène « naturel » ! Conséquence : on mange davantage alors que l'on devrait diminuer son apport calorique. Et, de plus, comme on est stressé, mal dans sa peau, en lutte avec soi-même, privé de la gestuelle de la cigarette etc... On n'a qu'une envie, c'est de mettre quelque chose dans sa bouche, de grignoter, de sucer, de léchouiller, de téter. Quoi qu'on grignote, suce, léchouille, c'est obligatoirement un produit sucré, pas un concombre ou une carotte. Tout aliment sucré est porteur de calories, et quand il est gras de surcroît - c'est meilleur et ça console mieux - il en apporte encore plus. Alors qu'on devrait diminuer son alimentation de 200 calories afin d'être zen avec sa balance, on en absorbe finalement beaucoup plus en se mettant ainsi sous perfusion sucrée. D'où les kilos...

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L'arme fatale anti prise de poids : le chewing-gum

C'est ce qu'il y a de mieux pour s'occuper la bouche. Ces chewing-gums ravageurs de papilles vous font arriver à table sans que vous soyez doué d'un appétit dévorant. Leur emploi étant limité, il faut les alterner avec des chewing-gums bien mentholés, et surtout sans vrai sucre : le choix ne manque pas.

Bon, ça n'est pas vraiment élégant de mâchouiller ainsi toute la journée, mais c'est efficace car sans apport de calories. A savoir : les gommes à la nicotine ne sont pas des chewing-gums. Elles ne se mâchent pas comme un chewing-gum mais se chiquent (on les place entre le joue et la gencive après 3-4 mastications).

Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Lundi 29 Janvier 2007 : 01h00