Après une crise cardiaque, attention aux anti-inflammatoires !

Certains anti-inflammatoires utilisés très fréquemment présentent un risque pour les personnes qui ont subi par le passé une crise cardiaque. Vigilance...

Des médicaments ordinaires

Les anti-inflammatoires dont on parle ici sont les AINS, ou anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il s'agit de produits tout à fait habituels dont certains, comme l'ibuprofène ou le diclofénac, sont disponibles en pharmacie sans ordonnance. Les auteurs de l'étude sont partis de l'idée que certains AINS ont été retirés du marché parce que trop dangereux pour le coeur – le cas le plus célèbre est celui du Vioxx – et qu'il était donc intéressant de se pencher sur les autres.

Les antidouleurs augmentent le risque pour le coeur

Le bilan de l'étude n'est pas rassurant : les personnes qui ont déjà subi une crise cardiaque (infarctus du myocarde) voient le risque de récidiver, ou de décéder, augmenter de 45% au bout d'une semaine de traitement par AINS. Ce résultat est un peu différent selon l'AINS utilisé, et selon la durée du traitement. On peut en particulier pointer la dangerosité apparemment plus importante du diclofenac dès les tout premiers jours (le diclofenac est vendu sous les noms : Voltaren®, Voltarol®, Cataflam®). A l'inverse, le naproxène (Apranax®, Aleve®) est le seul AINS qui ne semble pas augmenter le risque de récidive.

Cette information n'est que partiellement nouvelle, puisque l'utilisation d'AINS est déjà déconseillée pour les personnes souffrant de maladies du coeur. Mais jusqu'à maintenant, les AINS restaient conseillées en l'absence d'autres alternatives, pour des courtes durées. Selon les auteurs de l'étude, les prescriptions d'AINS doivent donc absolument être limitées au strict minimum pour les patients souffrant de troubles cardiaques.

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Source : Schjerning Olsen, A-M., Circulation, mai 2011.