Apaiser les douleurs articulaires avec l’homéopathie

Publié le 03 Avril 2019 par Laetitia Vergnac
D’origine traumatique mais également inflammatoire ou mécanique, les douleurs articulaires touchent un grand nombre de personnes. Au cas par cas, le médecin formé à l’homéopathie saura trouver un traitement symptomatique efficace, pour soulager la douleur mais aussi la raideur et l’inflammation articulaires.
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© Istock

Doté de près de 400 articulations, le corps humain est une machine autorisant une formidable mobilité. Ces structures reliant les os entre eux sont constitués de tissu de soutien (conjonctif), de cartilage, de membranes, de ligaments mais aussi de liquide (synovie). 

Mais passé la soixantaine, le cartilage se dégrade, certains tissus se durcissent… les articulations souffrent du vieillissement. L’âge n’est pas le seul responsable car les maladies à l’origine de douleurs articulaires sont nombreuses comme celles liées à des phénomènes inflammatoires, mais aussi les traumatismes tels une chute, un coup ou un violent étirement. 

Précisément, une inflammation peut siéger au niveau des tendons ou concerner l’intégralité de l’articulation. Dans ce dernier cas, il peut s’agir d’arthrite ou de rhumatisme inflammatoire. Parfois, des dépôts de cristaux d’urate de sodium dans les articulations rendent les mouvements très douloureux : c’est la fameuse "crise de goutte". 

« Si les causes infectieuses sont rares (virus du Chikungunya, par exemple), explique le Dr François Mulet, médecin, homéopathe et régulateur SAMU, les causes de douleurs articulaires peuvent être d’ordre mécanique, telle une anomalie d’alignement (genoux en X) mais il s’agit plus souvent d’arthrose, du fait d’une dégénérescence du cartilage ».

Afin de déterminer la cause des douleurs articulaires, le médecin procèdera à un interrogatoire clinique précis. En effet, il s’agira plutôt d’arthrite si l’articulation est enflée, rouge, chaude et la douleur nocturne. En revanche, une articulation raide après une immobilisation avec une douleur de mise en route, qui s’améliore ensuite fera plutôt pencher vers un diagnostic d’arthrose. Consulter son médecin est essentiel car lui seul pourra éliminer toute cause grave comme une polyarthrite rhumatoïde ou une tumeur osseuse.

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L’arthrose, la cause la plus fréquente des douleurs articulaires

Cette dégradation du cartilage débute souvent après la quarantaine, favorisée par l’âge, l’hérédité et/ou le surpoids. Traiter l’arthrose a pour objectif premier de soulager la douleur, parfois intense, mais également de préserver la souplesse des articulations.

Des mesures physiques sont préconisées dans l’arthrose : les étirements, le renforcement musculaire et les exercices de posture aident à préserver la santé du cartilage, à accroître l’amplitude articulaire et à renforcer la musculature adjacente. Ils sont aussi un excellent moyen pour favoriser la perte d’un éventuel surpoids qui participe à l’usure des cartilages. 

L’homéopathie, un soulagement dans les douleurs articulaires

Avant d’envisager la chirurgie lourde avec le remplacement de l’articulation défaillante lorsque cela est nécessaire, les médicaments (analgésiques, anti-inflammatoires, myorelaxants, voire corticoïdes) peuvent soulager les articulations les plus douloureuses. Solution supplémentaire, la viscosupplémentation, c’est-à-dire l’injection d'acide hyaluronique dans une articulation touchée par l'arthrose : elle améliore sa mobilité et réduit la douleur mais elle n’est plus remboursée depuis 2017 en France.

« Dans le traitement des douleurs dues à l’arthrose, les médicaments homéopathiques ont toute leur place, poursuit François Mulet, possiblement en association avec les médicaments classiques.  En revanche, l’homéopathie traite un trouble fonctionnel et non organique. En cela, elle ne se substitue en rien aux traitements classiques : chez un patient ayant une arthrose extrêmement évoluée, un traitement homéopathique se posera comme un appoint antalgique très utile mais ne se substituera en aucun cas à la prothèse ».

Le médecin prescrira ainsi le traitement adapté pour une prise en charge de la douleur, de la raideur, des sensations de brûlure, des poussées inflammatoires et du gonflement, des réveils nocturnes. Le choix du traitement dépendra des signes caractéristiques  des douleurs (aggravées par le mouvement, soulagées par le froid, survenant la nuit, au réveil, etc.) et de leur évolution.

L’homéopathie en traitement de fond

L’autre avantage de l’homéopathie est qu’elle peut être délivrée en traitement de terrain chez les personnes ayant un terrain dit « à risque » : il ne s’agit pas d’agir seulement au coup par coup mais d’améliorer la situation à long terme. 

« Le terrain, au sens où on l’entend en homéopathie, comprend le « type sensible », lié à la personne, ainsi que le mode évolutif des maladies dont elle souffre ou a souffert par le passé (« mode réactionnel chronique »), précise le médecin homéopathe. 

En équilibrant son terrain, on peut influer sur le risque de développer des pathologies rhumatismales et anticiper une dégénérescence articulaire. De plus, lorsque l’on a identifié un mode réactionnel chronique, on peut proposer un traitement de terrain afin de réduire la survenue de poussées ultérieures.

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