5 choses à savoir sur votre vagin
Publié le 30 Avril 2018 par Joëlle Pierrard, journaliste santé
Validé par : Dr Jean-Marc Bohbot, Gynécologue

Le vagin ne se lave pas

Notre vagin est un "pro" du nettoyage. Autonettoyant, il dispose de tout un arsenal de lactobacilles qui assurent le ménage et forment un film barrière. Ces lactobacilles acidifient ainsi le milieu (entre 3,5 et 4,5). Et cette acidité créée un environnement impropre au développement de germes pathogènes. Mais pas seulement. Certains bacilles produisent de l’eau oxygénée toxique pour les gonocoques responsables de la célèbre "Chaude pisse". D’autres libèrent des antibiotiques naturels ou mènent une campagne antivirale contre le papillomavirus. Si la production de ces lactobacilles se raréfie, les germes pathogènes prennent leur place et les infections peuvent proliférer. Les douches vaginales sont donc à proscrire car elles désorganisent totalement cet équilibre bactérien. Il vaut donc mieux se laver la vulve exclusivement. Avec des produits adaptés.

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8 000 nerfs innervent le vagin, soit deux fois plus que le pénis

Contre toute attente, le vagin a une capacité d’excitation supérieure à celle du pénis. Et c‘est grâce à ce "cablage" nerveux. Lors de l’excitation, le vagin se lubrifie en se couvrant d’une rosée appelée "Rosée du désir". Cette bruine est produite par les veines qui encerclent le vagin et qui se mettent à enfler sous l’effet de l’excitation. Deux autres glandes soutiennent les veines : Les glandes de Bartolin qui sont localisées entre les petites lèvres et l’hymen et les glandes de Skene qui se trouvent autour de l’orifice urinaire.

A chaque vagin, sa propre signature olfactive

Même si l’odeur d’un vagin se modifie selon l’âge ou au cours du cycle menstruel, chaque vagin exhale une note de tête : Fragrances de terre, d’eau de mer, de pain d’épices, d’ananas trop mûr, de mousse humide ou d’eau vinaigrée. D’où provient cette tonalité personnelle ? Du cocktail de lactobacilles, de la présence ou pas de poils… et même de nos habitudes alimentaires. En cas de désir sexuel, l’odeur se modifie. Ce qui a pour conséquence d’augmenter le taux de testostérone, l’hormone du désir chez l’homme.

Source : Le microbiote Vaginal, la révolution rose, Docteur Jean-Marc Bohbot et Rica Etienne.