« Slow Sex » : la sexualité en pleine conscience 

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le Lundi 24 Avril 2017 : 10h49
Mis à jour le Lundi 24 Avril 2017 : 10h50
-A +A

La vague du « slow » a tout envahi. Slow Food, Slow Design ou Slow Management... ont mis au goût du jour la prise de recul, l’attention, le plaisir, la qualité, la prise de conscience et de responsabilité. Avec le Slow Sex, c’est un peu la même chose. Mais la méditation en pleine conscience ne cherche pas seulement à faire durer le temps érotique : elle est aussi au service des troubles de la sexualité

La sexualité en pleine conscience : observer et éprouver

Le Slow Sex ou la « sexualité en pleine conscience » est une notion développée par l’australienne Diana Richardson. La sexualité en pleine conscience offre détente, qualité, idée du ralentissement et de la lenteur, en pleine conscience du moment présent. Elle développe l’échange, la communication et la spiritualité. Elle favorise l’« ancrage » des sensations de plaisir et des affects.

Dr Yann Quintin, médecin généraliste hypnothérapeute et sexologue (La Chapelle des Fougeretz et Centre Hospitalier Privé Cesson-Sévigné, près de Rennes) : « Le Slow Sex prône une sexualité douce qui évolue vers l’union méditative et aimante de deux énergies complémentaires, pratique dans laquelle la conscience est placée et maintenue dans son corps et ses organes génitaux. L’objectif est de contrôler l’excitation en restant dans la « zone tempérée », témoin de soi-même, pour se détendre en savourant l’instant présent. Cela permet d’accéder à l’expression et au vécu de la totalité de son potentiel sexuel ».

Les trois commandements du Slow Sex

Le Slow Sex permet à la personne et aux couples d’entrer dans une nouvelle communication énergétique et, de ce fait, relationnelle et sexuelle. Ses trois préceptes sont les suivants :

  • Etre plutôt que faire.
  • Ralentir et abandonner l’idée de tout objectif orgasmique.
  • Etre à l’écoute de sa sagesse intérieure et de ses sensations corporelles.

Dr Yann Quintin : « Le Slow Sex permet d’accéder à une sexualité nouvelle et faire grandir l’amour dans l’être. Mais aussi, cette dimension relationnelle et sexuelle d’un nouveau type modifie fondamentalement les conditions de survenue de nombreuses dysfonctions sexuelles comme l’éjaculation prématurée, l’anorgasmie, les troubles du désir et certaines formes de vaginisme etc… en créant un nouveau modèle relationnel. Le temps n’a plus d’importance. La sexualité en pleine conscience permet une ouverture maximale de l’attention avec mise en éveil des cinq sens, l’abandon de tout jugement, de toute analyse et de tout contrôle en vue d’orienter cette expérience. Juste observer et éprouver ».

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le Lundi 24 Avril 2017 : 10h49
Mis à jour le Lundi 24 Avril 2017 : 10h50
Source : Avec l’aimable participation et expertise du  Dr Yann Quintin, médecin généraliste hypnothérapeute et sexologue (La Chapelle des Fougeretz et CHP Cesson-Sévigné), à l’occasion des Assises de sexologies (23-26 mars 2017, Lille).
A lire aussi
Plus d'articles