Piercing et tatouage : l'urgence d'une réglementation

Piercing et tatouage : l'urgence d'une réglementation
La pratique des piercings et des tatouages continue à progresser et s'accompagne d'une multiplication des accidents et incidents. L'Académie de médecine souligne l'urgence de mettre en place une réglementation ou un encadrement rigoureux. Ses recommandations sont précises et sévères. Certaines portent sur les mesures d'hygiène, d'autres vont beaucoup plus loin : formation obligatoire des perceurs, responsabilité juridique, piercings des organes génitaux fortement déconseillés, signature d'un consentement écrit avec délai de réflexion de 15 jours, etc.

Piercing et tatouage : au-delà des risques infectieux...

Afin d'éviter les risques infectieux inhérents aux piercings et aux tatouages, actes qui constituent selon les termes de l'Académie de médecine « de véritables agressions corporelles avec effraction cutanée, ou muqueuse et parfois insertion d'un corps étranger », il est impératif de respecter des règles d'hygiène rigoureuses, qui s'appliquent au local, au matériel, au perceur, au traitement des déchets, etc. Dans ce cadre, sont notamment proposés une formation des professionnels, un agrément des autorités sanitaires avec inspections et contrôles réguliers. Les perceurs et les tatoueurs doivent engager leur responsabilité civile. Ainsi, toute complication ne relèvera pas de la prise en charge par la sécurité sociale. Concernant les risques particuliers de certaines localisations (zones cartilagineuses, bouches, langue, mamelon, organes génitaux…), il est indispensable d'en informer les adolescents notamment, et de préciser les risques pathologiques et de séquelles esthétiques.

Piercing des parties génitales : formellement déconseillé !

Selon les termes de l'Académie, « il est hautement souhaitable que le perçage des parties génitales soit formellement déconseillé et que soient sanctionnés ceux qui les pratiquent, soit au titre de violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, soit au titre d'exercice illégal de la médecine si le perceur a prescrit des antibiotiques ou des anti-inflammatoires ou utilisé des anesthésiants ».

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Article publié par le 14/01/2008 - 01:00

Sources : Communiqué de l'Académie de médecine, janvier 2008.

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Par Grenouille.SNAT 08/05/2011 - 07:05

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