Un nouveau traitement du diabète de type 2

Publié par Dr Philippe Presles le Mardi 02 Janvier 2001 : 01h00
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La pioglitazone constitue un nouveau traitement qui s'adresse aux diabétiques de type 2. Cette substance, en réduisant l'insulinorésistance, permettrait de ralentir l'évolution du diabète et donc de prévenir les complications cardiovasculaires. Sans effets secondaires hépatiques indésirables, il s'agirait d'un produit maniable dénué de risque d'hypoglycémie.

Découverte au Japon, la pioglitazone est un nouveau médicament indiqué dans le diabète de type 2. Faisant partie de la famille des thiazolidinédiones, des molécules qui sensibilisent à l'insuline, la pioglitazone pourrait permettre de ralentir la progression de cette maladie du XXIème siècle, en luttant contre l'insulinorésistance (caractéristique du diabète). Par ailleurs, un effet bénéfique préventif vis-à-vis des maladies cardiovasculaires pourrait également être obtenu. Ayant reçu une AMM européenne, ce produit s'adressera à des patients diabétiques non équilibrés par un traitement médicamenteux de première intention.

Un effet thérapeutique démontré

Développée en raison de son efficacité et sa sécurité d'emploi, cette substance a été évaluée au cours d'études cliniques menées au Japon, aux Etats Unis et en Europe, chez plus de 5.000 patients. Elle diminue la glycémie, ainsi que l'insulinémie et améliore le profil lipidique. Son action thérapeutique est dose-dépendante, ne varie pas avec l'âge, le poids, ni la valeur initiale de l'hémoglobine glycosylée. Bien tolérée, la pioglitazone n'a pas entraîné d'insuffisance hépatique. De prise quotidienne, elle n'implique pas de contrainte d'horaire car son absorption n'est pas influencée par la prise alimentaire.

Une prise de poids modérée

Après soixante semaines de traitement, une prise de poids modérée (en moyenne de 5%) a été notée. Toutefois, il s'agirait d'un remaniement bénéfique des graisses corporelles, s'accompagnant d'une amélioration de la sensibilité à l'insuline.

Une vaste étude européenne incluant la France va se mettre en place dès 2001 pour évaluer ce traitement à plus long terme chez les patients diabétiques.

Publié par Dr Philippe Presles le Mardi 02 Janvier 2001 : 01h00
Source : Congrès de l'EASD (Jérusalem), Dr Hitoshi Ikeda et coll., 2000.
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