MST-IST : distinguez le vrai du faux

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 17 Août 2012 : 08h02
Mis à jour le Mardi 03 Mai 2016 : 18h27

Les maladies sexuellement transmissibles (MST) ont été rebaptisées infections sexuellement transmissibles (IST).

Que savez-vous de ces nombreuses infections qui imposent toutes le port du préservatif à chaque rapport sexuel ?

Différenciez le vrai du faux pour vous en protéger efficacement.

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Les IST sont des infections uniquement dues à des virus.

  • Faux.

Les IST se divisent en deux catégories : les IST bactériennes et les IST virales.

Tous les types de rapports sexuels non protégés exposent aux IST (vaginaux, anaux, oro-génitaux).

  • Vrai.

Tous les rapports sexuels non protégés (vaginaux, anaux, oro-génitaux) exposent à un risque d’IST.

Certaines IST se transmettent aussi via les seringues utilisées pour injecter des drogues.

  • Vrai.

Partager une seringue lors d’injection de drogue intraveineuse augmente le risque de transmission de certaines IST, notamment du VIH (virus du sida) et de l’hépatite.

La contraception orale prévient certaines IST.

  • Faux.

La mesure préventive dont on dispose est l’usage du préservatif. Mettre en route une contraception orale ne dispense pas du préservatif.

Le traitement de nombreuses IST s’applique aux deux partenaires.

  • Vrai.

Même si le (les) partenaire(s) ne présente(nt) aucun symptôme, le traitement de nombreuses IST implique de traiter tous les partenaires.

On peut ne présenter aucune maladie ni aucun symptôme et transmettre malgré tout une IST.

  • Vrai.

Il suffit d’être porteur d’un virus ou d’une bactérie pour le ou la transmettre à un partenaire sexuel. Et on peut être porteur sans développer de symptôme. C’est pourquoi les tests de dépistage sont tellement importants, qu’il faut généralement traiter tous les partenaires même si l’on est asymptomatique et qu’après un traitement il faut vérifier si celui-ci a bien été efficace pour éradiquer le virus ou la bactérie.

Seul le préservatif protège des IST.

  • Vrai.

Le port systématique du préservatif diminue le risque de contracter une IST et évite d’en transmettre une.

Il existe des vaccins pour se protéger de certaines IST.

  • Vrai.

Les hépatites B sont des IST particulièrement graves qui font beaucoup de victimes parmi les jeunes. Les personnes à risque doivent se faire vacciner contre ces deux IST.

Si ça gratte, ça coule et/ou que c’est bizarre, il faut consulter, c’est peut-être une IST.

  • Vrai.

Chaque IST peut avoir quelques signes spécifiques, permettant de les distinguer parfois aisément. Mais d’une façon générale, les symptômes suivants doivent évoquer une IST et amener à consulter, et ce, même si les symptômes régressent car l’IST peut récidiver et vous pouvez la transmettre tout en étant devenu asymptomatique :

  • les lésions sur les organes génitaux,
  • un écoulement,
  • des douleurs abdominales basses,
  • une sensation de brûlure en urinant,
  • des douleurs ou des saignements lors des relations sexuelles,
  • des saignements en dehors des règles,
  • des testicules douloureux,
  • des urines qui contiennent du pus,
  • un anus ou un rectum douloureux ou par lequel s’écoule du pus ou du sang.

De nombreuses IST se traitent avec des antibiotiques.

  • Vrai.

Le traitement des IST bactériennes repose sur la prescription d’antibiotiques, et parfois sur une combinaison de plusieurs antibiotiques : urétrite, cervicite, rectite, épididymite…

La chlamydiose est une IST.

  • Vrai.

L'infection génitale à chlamydia trachomatis ou chlamydiose est une IST très fréquente. Souvent asymptomatique chez la femme, elle peut être source de stérilité en cas d'atteinte chronique des trompes.

La gonorrhée est aussi une IST.

  • Vrai.

Cette IST peut entraîner une stérilité. L’autre problème avec la gonorrhée est que les germes en cause, les gonocoques, sont de plus en plus résistants aux antibiotiques et l’on peut craindre de se retrouver sans traitement…

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