Maladie d'Alzheimer : attention à la perte de poids !

Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Lundi 05 Novembre 2001 : 01h00
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L'état nutritionnel est un élément important dans le devenir d'un patient touché par la maladie d'Alzheimer. Plus insidieuse, moins “ bruyante ” que le déclin des fonctions cérébrales, la malnutrition est toujours à craindre et à combattre. En négliger les effets, c'est risquer d'accélérer le placement en institution, et parfois même de diminuer l'espérance de vie.

Il existe une corrélation entre mauvais état nutritionnel et placement en institution

Parmi des personnes touchées par la maladie d'Alzheimer et vivant à domicile, 318 ont été suivies pendant une année. L'examen clinique de départ mettait en évidence des altérations physiques, intellectuelles, des troubles de l'humeur et du comportement. La façon dont l'alimentation se répercute sur la forme physique ou “ statut nutritionnel ”, a été déterminée par une batterie de tests standardisés (Indice de Masse Corporelle, Mini Nutritional Assessement (MNA), taux d'albumine sanguin). Douze mois plus tard, 20 % des patients du groupe étudiés étaient placés en institution. Parmi les raisons de cette décision, les troubles du comportement alimentaire ont été considérés comme un vrai facteur de risque.

Les troubles de l'alimentation d'un malade d'Alzheimer doivent être une préoccupation constante

Avec l'âge, les causes de perte de poids se multiplient : dégoût alimentaire, dépression, effets indésirables de certains médicaments, etc. Dans la maladie d'Alzheimer, les troubles du fonctionnement cérébral jouent directement sur la façon de se nourrir. En effet, le patient devient peu à peu incapable de s'alimenter parce qu'il perd, entre autres, les gestes pour le faire. De ce fait, dès le début de la maladie et, à fortiori, lorsque celle-ci évolue, la perte de poids est systématique. Les conséquences de l'amaigrissement sont catastrophiques sur la qualité de vie du malade et de son entourage. Elles exposent aux infections, aux chutes (dues à la perte de la masse musculaire), aux escarres. Elles augmentent aussi le risque de décès.

Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Lundi 05 Novembre 2001 : 01h00
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