Interview : la santé de l'enfant et de l'adolescent

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 17 Décembre 2003 : 01h00
-A +A
L'avenir des jeunes nous concerne tous. En ce sens, nous devons veiller à leur santé, laquelle englobe leur « bien-être physique et moral ». A cette fin, la Fondation Wyeth a été créée pour soutenir des initiatives dans le domaine de la santé de l'enfant et de l'adolescent. Nous avons interrogé son président Claude Griscelli.

Pourquoi avoir créé cette fondation ?

Claude Griscelli : L'ambition de Wyeth pour sa Fondation pour la Santé de l'Enfant et de l'Adolescent est de participer à la lutte contre le mal-être des adolescents et contre les maladies graves et/ou chroniques dont souffrent les enfants et les adolescents et qui, souvent, hypothèquent gravement, non seulement leur santé physique, mais aussi leur intégration sociale et professionnelle.La Fondation n'a pas pour vocation à se substituer à l'éducation parentale, ni à l'école ou aux professionnels de santé ; elle souhaite seulement contribuer de façon significative et en étroite collaboration avec ces partenaires naturels, à l'amélioration de la santé et, plus largement, au bien être des enfants et des adolescents.

Quels besoins spécifiques avez-vous cernés ?

Claude Griscelli : Les enfants et adolescents se sentent particulièrement démunis face aux questions de la tentative de suicide (49%)* et du mal-être en général (65%). Les adolescents se sentent également tout particulièrement seuls face à la question de l'avortement (48%). On observe un écart important de perception entre parents et enfants ; cet écart pouvant être synonyme, sinon d'une moindre attention parentale, du moins d'une difficulté dans la perception des problèmes rencontrés par leurs enfants et donc à agir de façon adéquate. Incontestablement, la tentative de suicide illustre ce décalage : la probabilité d'être confronté à ce sujet est jugée très importante par 17% des parents alors qu'elle l'est par 43% des adolescents. On retrouve ce même décalage pour l'anorexie (14% pour les parents et 26% pour les enfants) et pour l'avortement (respectivement 10% et 26%).* Les chiffres sont extraits de l'Etude IPSOS de septembre 2003 sur les préoccupations des parents et des jeunes vis-à-vis des problèmes de santé, menée pour la Fondation Wyeth pour la Santé de l'Enfant et de l'Adolescent.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 17 Décembre 2003 : 01h00
A lire aussi
Parents et enfants : sur la même planète santé ? Publié le 20/01/2004 - 00h00

En termes de santé des jeunes, la perception des ados est-elle en miroir de celle des parents ? La Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent a tenté de répondre à cette question grâce à une enquête confiée à l'IPSOS.

Plus d'articles