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Fêtes de fin d’année : avez-vous l’alcool agressif ou joyeux ?

Fêtes de fin d’année : avez-vous l’alcool agressif ou joyeux ?

Boire de bons vins, champagnes ou alcools, fait partie du plaisir des fêtes de fin d’année. Pour la majorité d’entre nous, boire de l’alcool nous rend joyeux. Mais pour d’autres, cela peut mal se terminer : disputes et agressions viennent gâcher la fête. Avons-nous un penchant pour avoir le vin mauvais et peut-on s’en prémunir ?

Fêtes et alcool

Les fêtes de fin d’année sont souvent des occasions d’agapes familiales pour Noël, ou de rencontres amicales pour le 31. Dans les deux cas, les bienfaits de l’alcool sont très appréciés, tant pour rire davantage que pour se « désinhiber » et oser aller vers les autres.

Mais si l’alcool favorise notre sociabilité et augmente notre joie de vivre, il peut aussi favoriser les agressions tant verbales que physiques. Dans les cas les plus extrêmes, l’alcool est retrouvé derrière 62% des actes criminels violents (selon une large étude portant sur 9.300 prisonniers dans 11 pays).

Pourquoi l’alcool peut-il nous rendre agressif ?

L’alcool peut nous rendre agressif selon plusieurs mécanismes :

  • L’alcool perturbe notre façon de traiter l’information en nous focalisant sur les données les plus accessibles à notre conscience. Par exemple, nous ne percevons plus les conséquences à long terme de nos actes, alors que nos désirs immédiats captent toute notre attention.
    Dans le même sens, l’alcool peut biaiser notre analyse d’un événement - comme une remarque ou une bousculade - nous faisant penser que cet événement est systématiquement intentionnel alors qu’il pourrait être accidentel.
  • L’alcool entraîne aussi ce que l’on appelle une « myopie alcoolique », nous poussant à minimiser les informations inhibitrices, qui sont responsables de notre retenue dans bien des occasions. De ce fait l’alcool favorise des conduites désinhibées, ce qui peut être positif pour dépasser notre timidité, mais peut aussi pousser à des agressions inutiles.

Mais la relation entre violence et alcool n’est pas une fatalité. Le psychologue américain, James Shaeffer, a ainsi étudié les phénomènes d’ébriétés dans de nombreuses cultures différentes pour constater que seule la moitié des peuples étudiés était victime de violences lors de beuveries. Par exemple les Cambas en Bolivie s’alcoolisent de façon extrême deux fois par mois dans une ambiance toute pacifique. Inversement en Finlande les beuveries sont responsables de violences graves.

Article publié par le 26/12/2011

Ce billet fait partie du blog de Dr Philippe Presles, Le blog de la Rédaction

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