L’échographie détecte le risque d’accouchement prématuré dès le 4e mois

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Jeudi 24 Septembre 2015 : 10h32
Mis à jour le Jeudi 24 Septembre 2015 : 10h35

Le risque d’accouchement prématurité est évalué à partir de la longueur du col de l’utérus. Mais il semblerait qu’une simple échographie soit aussi efficace, voire même plus puisqu’elle permettrait d’alerter sur ce risque dès le 4e mois de grossesse.

Prévenir plus tôt le risque d’accouchement prématuré

Cette petite étude américaine a porté sur 67 femmes enceintes et totalisé 240 échographies réalisées entre la 17e et la 26e semaine de grossesse. Les chercheurs ont remarqué une atténuation du signal aux ultrasons (reflétant des variations de la teneur en eau des tissus et en fibres de collagène) chez les femmes qui présentaient un risque d’accouchement prématuré (avant 37 semaines). Ce signal est détectable dès la 17e semaine, contre la 27e semaine en utilisant la mesure du col de l’utérus (inférieur à 2,5 cm). Ainsi, grâce à l’échographie (examen non invasif), on pourrait identifier dès le 4e mois de grossesse les femmes à risque d’accouchement prématuré.

PUB

Identifier et suivre les femmes à risque d’accouchement prématuré

Lorsqu’un risque d’accouchement prématuré est connu, un suivi plus rigoureux de la grossesse est mis en place, parfois accompagné, selon le stade de la grossesse, d’un traitement médicamenteux pour stimuler le développement du fœtus et arrêter les contractions, voire un cerclage du col de l’utérus. Parmi les mesures de prévention : repos, relaxation, consultation immédiate en cas de fièvre, grande régularité dans le suivi médical, reconnaissance des signes annonçant une menace d’accouchement prématuré.Chaque année en France, 55.000 enfants naissent prématurés, dont 1 sur 5 grand prématuré (entre 22 et 32 semaines). Les risques pour l’enfant dépendent bien entendu du degré de prématurité : fragilité, sous poids, problèmes respiratoires, hémorragie intracrânienne, risques d’infections…

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Jeudi 24 Septembre 2015 : 10h32
Mis à jour le Jeudi 24 Septembre 2015 : 10h35
Source : McFarlin B.L. et coll., Ultrasound in Medicine and Biology, September 2015, Volume 41, Issue 9, Pages 2533–2539. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.ultrasmedbio.2015.04.022.
A lire aussi
Futures mamans : restez zen !Publié le 11/03/2002 - 00h00

Selon une étude française, les femmes enceintes anxieuses ou déprimées ont un risque beaucoup plus élevé d'accoucher prématurément. Alors restez cool ! Quant à l'entourage, voilà une bonne raison pour redoubler d'attention auprès de ces toutes jeunes mamans.

Distilbène : informer pour dépisterPublié le 19/02/2003 - 00h00

Aujourd'hui, la plupart des jeunes femmes exposées in utero au Distilbène, médicament employé autrefois pour éviter les fausses couches et qui s'est par la suite révélé toxique, ont atteint l'âge d'avoir des enfants. Afin de limiter les risques de complications, informations et...

Placenta præviaPublié le 26/11/2003 - 00h00

Le placenta, organe d'échanges entre la mère et son bébé, est mal connu. Il peut pourtant être à l'origine d'accouchement prématuré et d'hémorragie grave lorsqu'il est mal positionné dans l'utérus. L'échographie permet d'en faire le diagnostic.

Plus d'articles