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La dysmorphophobie

La dysmorphophobie
Cela fait cinq fois que Magali se fait refaire le nez par un chirurgien, et Nadège ne supporte pas la moindre ride qu'elle traite immédiatement avec du Botox ou des injections de comblement. Elles sont toutes deux dysmorphophobiques…

Dysmorphophobie : de quoi s'agit-il ? C'est une maladie psychique dans laquelle les personnes atteintes sont occupées de manière totalement démesurée par un défaut physique tout à fait bénin. Il peut s'agir d'une calvitie débutante, d'un nez imparfait, d'une légère cellulite ou de n'importe quelle zone du corps jugée atrocement laide et handicapante, alors que le bon sens n'y voit rien qu'une très légère imperfection, voire une banale normalité.Pour ces personnes, c'est l'enfer, car il s'agit d'une idée obsédante, impossible à repousser. Et même quand un médecin, un proche, leur dit « mais vous êtes parfaitement normal », leur cerveau logique capte le message, mais leur intelligence émotionnelle n'y croit pas. Au mieux, elles sont rassurées quelques instants mais recommencent ensuite à s'angoisser à propos de ce défaut imaginaire. Et c'est la même chose pour une intervention chirurgicale ou n'importe quelle méthode esthétique. Leur angoisse revient très rapidement.

Ces personnes imaginent que tout le monde ne voit que leur défaut, qu'on se moque peut-être d'elles, qu'elles sont irregardables, repoussantes, qu'une vie amoureuse leur sera impossible dans de telles conditions…Si jamais la chirurgie esthétique fait un miracle, le résultat n'est cependant pas bon. Soit le dysmorphophobique juge insuffisant ce qu'il voit, soit il reporte son angoisse sur une autre zone de son corps. Car son malaise est une angoisse profonde qui s'exprime par un manque de confiance et d'amour en leur propre corps.

Article publié par le 12/07/2005
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

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