• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    7 avis
  • Consultations (12865)
  • Commentaires (0)

Divorce : conseils aux parents après la séparation

Divorce : conseils aux parents après la séparation

Quel que soit le contexte, le divorce représente toujours un véritable bouleversement dans la vie de l'enfant, quel que soit son âge. Après l'étape de la séparation, comment s'organiser pour protéger son enfant ? Voici les conseils proposés aux parents par le Dr Paul Bensussan*.

Quels sont les solutions ou les conseils à donner aux parents après la séparation ?


Dr Paul Bensussan : Dans les séparations ' amiables ', les aménagements pour la garde des enfants résultent d'une concertation entre les parents, ce qui peut contribuer à atténuer la détresse de l'enfant. Il n'en va pas de même lors des séparations très conflictuelles, au cours desquelles on se déchire pour la garde ou l'exercice du droit de visite. Il importe alors de préserver l'enfant du climat épouvantable qui entoure les transitions.

Le ' cafard ' du dimanche soir, que même les adultes peuvent ressentir, est décuplé quand le passage d'un parent à l'autre se déroule dans un climat hostile, qu'il s'agisse d'un silence de plomb ou d'une explosion de griefs (retards dus à la circulation, état de propreté de l'enfant, affaires ou devoirs de classe oubliés...). Dans ces cas, je préconise volontiers des transitions dans un cadre plus neutre : la nounou ou la crèche, si l'enfant n'est pas scolarisé. L'école ou le collège, pour les plus grands. Il est bien plus facile et moins ' cafardant ', pour l'enfant comme pour le parent, de se dire au revoir au portail de l'école un lundi matin (' c'est maman qui viendra te chercher ce soir '), qu'un dimanche soir dans un hall d'immeuble ou sur le trottoir... Mais cela suppose la bonne volonté des deux parents : si le juge a ordonné le retour au domicile du parent gardien le dimanche soir, on est toujours libre de s'affranchir, en adultes et dans l'intérêt de l'enfant, du cadre rigide de la décision.


Durant les week-ends ou les vacances, il faut également penser à favoriser le contact - appels téléphoniques, envoi de cartes postales - entre l'enfant et l'autre parent. Cela est d'autant plus important que l'enfant peut censurer l'expression d'un manque, par peur de faire de la peine au parent chez lequel il se trouve. Pour éviter l'intrusion téléphonique permanente, vite ressentie comme un harcèlement, des rendez-vous téléphoniques peuvent être déterminés. C'est alors l'enfant qui décroche : il sait que cet appel lui est destiné.

Page précédente

Article publié par le 11/05/2009 - 01:00

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 
Commentez cet article 
Prévisualisation

*Saisie obligatoire pour envoyer

Informatique et libertés

Pub

VOTRE COMMUNAUTÉ Santé enfant

Participez aux discussions les plus actives