Discrimination : l'essentiel se joue à la naissance

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 28 Août 2006 : 02h00
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La discrimination sociale a des conséquences importantes sur la santé. Sachant que l'essentiel se joue à la naissance, quelques critères simples peuvent rendre vigilants médecins, personnels soignants, éducateurs et professeurs. Quels sont ces critères ?

Repérer la discrimination sociale

Prénom, lieu d'habitation, milieu social, taille de la famille, sont des facteurs déterminants de la discrimination sociale qui marquent dès la naissance. Certains prénoms vont par exemple représenter de véritables handicaps pour la recherche d'emploi, car ils sont « typés » de certaines classes sociales. Il a même été montré que certains prénoms influaient positivement sur la durée de vie Un enfant qui ne sera entouré d'aucun adulte diplômé aura 50% de risque en plus d'échec scolaire. Outre la vigilance des adultes qui entourent ces enfants, des conseils importants peuvent leur être donnés.

Tout d'abord, un médecin peut expliquer aux jeunes familles que pour aider leurs futurs enfants, il est important de limiter le nombre des naissances. Ensuite, il faut que tous sachent que la discrimination est interdite en Europe et qu'en France un organisme, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), a été mis en place et qu'il peut être sollicité à tout moment.

Beauté et mois de naissance : deux autres critères de discrimination

D'autres critères de discrimination sont indépendants de la classe sociale des enfants et ont aussi un impact important sur leur santé et sur leur future carrière professionnelle. Il en est ainsi de la beauté et du mois de naissance. La beauté est probablement le critère qui paraît le plus injuste, mais savez-vous qu'un enfant prématuré jugé plus beau par les infirmières sortira plus tôt de l'hôpital ? Quant au mois de naissance, ceux qui naissent à la fin de l'année rencontreront beaucoup plus de difficultés dans leur scolarité, surtout dans les petites classes, car quelques mois de différence à ces âges sont essentiels en terme de maturité cérébrale. Là encore, ces critères doivent attirer la vigilance des adultes.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 28 Août 2006 : 02h00
Source : Jean-François Amadieu. Les Clefs du destin, Editions Odile Jacobs, 2006.
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