La dépression après l'accouchement : une maladie négligée à tort

La dépression après l'accouchement : une maladie négligée à tortLe dépistage et la prévention de la dépression du post-partum sont des pratiques récentes. Souvent attribués à tort à une fatigue naturelle due à la grossesse et à un bébé exigeant, il est nécessaire de dépister au plus vite les états dépressifs afin de les traiter de façon adaptée, d'éviter leur aggravation et leur récidive. Dans cet objectif, les visites prénatales constituent des moments privilégiés pour détecter les signes annonciateurs.

La vraie définition de la dépression postnatale

La dépression du post-partum associe de façon très variable irritabilité, troubles de l'humeur et insomnie, des symptômes facilement attribués à la naissance par l'entourage. Officiellement, elle survient jusqu'au retour des couches, mais en pratique une dépression survenant dans l'année qui suit la naissance est considérée comme une dépression postnatale. Cette affection surviendrait après 10 à 20% des accouchements. En revanche, les causes n'ont pas été clairement définies (facteurs génétiques, psychologiques, environnementaux, transgénérationnels, antécédents de fausses couches, d'IVG…).

Les conséquences

Cette dépression n'est pas à négliger en raison de ses conséquences, parfois définitives, dans la vie de la mère et de l'enfant. En effet, un état dépressif peut altérer la qualité de la relation mère-enfant, la cellule familiale, le développement de l'enfant et peut parfois jouer un rôle de déclencheur vers la maltraitance.

Article publié par Isabelle Eustache le 19/11/2001
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

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