Dépistage du cancer colorectal : et si vous étiez assis sur un cancer ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 23 Mars 2015 : 10h16
Mis à jour le Lundi 23 Mars 2015 : 16h08

« Attention vous êtes peut-être assis sur un cancer ! », tel est le slogan choisi pour cette Journée nationale de prévention du cancer du côlon du 24 mars 2015. Objectif : rendre le sujet du cancer colorectal moins tabou et inciter au dépistage car diagnostiqué tôt, on en guérit dans neuf cas sur dix.

Trop peu de Français participent au dépistage du cancer colorectal

Pour la 7e année consécutive, les médecins gastro-entérologues proposent partout en France des consultations gratuites pour informer, évaluer les facteurs de risque de chacun et faire connaître les modalités de dépistage. Il existe en France un dépistage organisé du cancer colorectal, mais trop peu de Français y participent car cette maladie reste méconnue et tabou. C’est ainsi que le nombre de cas stagne à 42.000 nouveaux malades dépistés chaque année et qu’il reste le troisième cancer le plus fréquent. Quant à la mortalité, elle n’a que peu baissé avec encore 17.500 décès par an, soit 50 par jour. Le cancer colorectal reste le deuxième cancer le plus meurtrier, alors que dépisté tôt, on peut guérir jusqu’à neuf patients sur dix.

Autrement dit, une meilleure participation au dépistage pourrait faire nettement baisser la mortalité attribuée à ce cancer, car plus les lésions sont de petite taille, plus les chances de guérison sont élevées.

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Un cancer asymptomatique, au début…

Mais pourquoi se faire dépister si l’on n’a pas de symptôme ? Toute la difficulté est là : les petites lésions tumorales ne s’accompagnent d’aucun symptôme. Ce n’est que plus tard, lorsqu’une lésion grossit, qu’elle entraîne des signes et qu’elle est alors difficilement guérissable. D’où la nécessité de se faire dépister régulièrement, tous les deux ans minimum à partir de 50 ans, en l’absence de tout symptôme. Certaines personnes doivent bénéficier d’un dépistage plus rapproché, voire d’une coloscopie d’emblée. Il s’agit des sujets à risque :

  • En cas d’antécédents familiaux de cancer colorectal.
  • En cas de maladie inflammatoire intestinale, rectocolite ulcéreuse hémorragique, maladie de Crohn ou de polypose adénomateuse familiale.

Le test de dépistage repose sur des prélèvements de selles réalisés à domicile afin de rechercher la présence de traces de sang. En cas de résultat positif, le diagnostic est confirmé par une coloscopie.

Vous aussi informez-vous et faites-vous dépister gratuitement ! Pour trouver le médecin gastro-entérologue participant le plus proche de chez vous : http://www.prevention-cancer-du-colon.fr/liste_medecins.php.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 23 Mars 2015 : 10h16
Mis à jour le Lundi 23 Mars 2015 : 16h08
Source : Communiqué de presse du Conseil National Professionnel d'Hépato gastro-entérologue, 20 janvier 2015.
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