Comment parler de la mort avec son enfant ?

Publié par Psychonet Production le Lundi 07 Janvier 2002 : 01h00
Mis à jour le Lundi 07 Octobre 2013 : 10h08
Autrefois, la mort faisait partie intégrante de la vie quotidienne de l'enfant : la proximité avec ses ascendants et le monde rural lui permettaient de mieux comprendre et d'accepter le cycle de la vie. Mais aujourd'hui, les tabous entourant la mort font que l'enfant en a souvent peur, d'autant plus qu'il est souvent mis à distance d'une réalité qui pourtant est inhérente à l'existence.
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Concevoir le cycle de la vie et de la mort

Aujourd’hui, deux cas de figures existent selon que l’enfant vit dans une famille croyante ou pas.

Par exemple les chrétiens parleront régulièrement de la mort du Christ et de sa résurrection. L’enfant intègrera alors la notion de fin de vie sur terre et de sa continuité dans un au-delà. Mais dans les très nombreux cas où la famille vit dans un contexte complètement laïque, la mort peut tout à fait être ignorée de l’enfant pendant toute sa petite enfance.

Se pose alors la question de lui en parler ou pas, en sachant qu’entre 5 et 7 ans il la découvrira de lui-même en faisant son saut de la conscience. Il ira jusqu’à découvrir qu’il est lui-même mortel, connaissance qui est le propre des humains (voir Philippe Presles « L’Envol de la conscience » Edition Robert Laffont, 2013).

A défaut de nécessairement lui en parler, il est important de se préparer à le faire quand il atteindra l’âge de 5 ans, et que ses questions tourneront autour de la question.

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Que répondre à l'enfant après le décès d'un proche ?

Souvent, le décès d’un proche suscite énormément d'interrogations et d'inquiétudes chez l'enfant.

Son questionnement dépend évidemment de son niveau de compréhension, lié à son âge, son évolution et ses expériences.

Avant 5 ans, l'enfant a donc tendance à poser des questions liées à son besoin de sécurité : « Quand reviendra-t-il ? », « Où est-il parti ? », « Faut-il que je l'appelle très fort ? »…

  • Pour les croyants, la réponse couramment donnée « il est au ciel » peut s'accompagner d'une explication (ex. « Il ne reviendra plus ici, mais on le retrouvera plus tard, dans très longtemps »). On peut aussi donner une réponse suggérée par la psychanalyste et pédiatre Françoise Dolto : " il est mort parce qu'il a fini de vivre ". Cette réponse à l’énorme avantage de repousser à très longtemps l’hypothèse de la mort de l’enfant lui-même.
  • Il faut aussi éviter de raconter à l'enfant que la personne décédée le regarde et le surveille en permanence : cela risquerait de l'angoisser plus que de le sécuriser.

Même si l'enfant n'est pas en âge de comprendre le caractère définitif de la mort, la vérité est donc toujours préférable car il l'intégrera progressivement.

Par ailleurs, cette démarche doit être accompagnée de paroles consolatrices pour rassurer l'enfant qui se sent abandonné : « Je suis là, près de toi », « Tu n'es pas tout seul », « Je m'occuperai toujours de toi »...

Plus tard, il faudra l'encourager à exprimer sa douleur avec des dessins et ses propres mots, ou si l'enfant est plus âgé, à en parler avec lui, pour que le deuil ne se transforme pas en non-dit.

Publié par Psychonet Production le Lundi 07 Janvier 2002 : 01h00
Mis à jour le Lundi 07 Octobre 2013 : 10h08
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