Cancer du cerveau : vivre avec la maladie

Mise à jour par La Fondation ARC le 24/01/2013 - 14h56
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Les techniques chirurgicales se sont considérablement développées au cours des trente dernières années. Néanmoins, après une intervention chirurgicale, il peut exister des séquelles qui sont fonction de la localisation et du volume de la tumeur (déficits neurologiques transitoires ou définitifs).

Soulager les symptômes de la maladie

Dès le début de la prise en charge du patient, des traitements sont proposés pour limiter les symptômes liés à la présence de la tumeur : on parle de traitement symptomatique.

Deux types de médicaments sont fréquemment utilisés :

  • la corticothérapie : l’administration de corticoïdes est utilisée pour limiter l’œdème* et l’hypertension cérébrale*. Elle est nécessaire dans la prise en charge de la plupart des tumeurs cérébrales. La corticothérapie est généralement utilisée au long cours. Elle peut entraîner un certain nombre d’effets indésirables qui sont contrôlés par des traitements ou une adaptation de l’hygiène de vie : prise de poids, troubles du sommeil, ostéoporose, acné… Si l’accumulation de liquide dans le crâne reste importante avant ou après le traitement, un « shunt » est mis en place lors d’une intervention chirurgicale. Il s’agit d’un tube fin et souple qui est placé sous la peau et qui relie le crâne et l’abdomen. Il évacue l’excédent de liquide de l’encéphale* et évite donc les risques d’hypertension cérébrale.
  • les anticonvulsivants ou antiépileptiques : une partie des sujets ayant une tumeur cérébrale ont épisodiquement des convulsions. Le médecin prescrit alors un traitement antiépileptique. Pour être efficace, il doit être correctement suivi : les modalités de prise (heures, doses) doivent être bien comprises par le malade. Si le traitement n’est pas assez efficace, une association de médicaments antiépileptiques peut être envisagée.

Réduire l’impact de la maladie sur la qualité de vie

La maladie a des répercussions multiples sur la vie quotidienne : elle peut altérer l’élocution, la coordination des mouvements, l’équilibre, la cognition

 

Ces conséquences peuvent perturber la vie quotidienne, et même être à risque pour le patient. Après le traitement, il est aussi possible que le patient ne récupère pas complètement et que des séquelles persistent.

Dans toutes ces situations, des spécialistes peuvent aider le patient par une rééducation fonctionnelle : elle a pour but de réduire les séquelles de la maladie et/ou de développer des compétences ou des techniques qui permettront au patient de mieux vivre.

  • Un kinésithérapeute est sollicité pour intervenir sur les aspects moteurs : troubles de l’équilibre, paralysie partielle…
  • Un orthophoniste peut aider les patients souffrant de troubles de l’élocution…
  • Un ergothérapeute aide le patient à intégrer les conséquences de la maladie dans sa vie quotidienne… Il participe à la rééducation fonctionnelle et propose des solutions techniques ou matérielles pour pallier ces difficultés.

Quel que soit le type de rééducation envisagé, elle nécessite généralement plusieurs mois pour être pleinement efficace. Lorsque la maladie a un impact sur la vie sociale et/ou professionnelle, une assistante sociale peut aider le patient à mettre en place des démarches et demander des aides spécifiques.

Initialement publié le 22/01/2010 - 01h00 et mise à jour par La Fondation ARC le 24/01/2013 - 14h56
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