Calais : une enfant de 4 ans contracte la méningite

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Mardi 05 Juin 2018 : 11h02

Le quartier du Pont-du-Leu, à Calais (Pas-de-Calais) est sur le pied de guerre depuis la détection d'un cas de méningite chez une fillette de 4 ans. Elle fréquentait deux établissements.

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A Calais (Pas-de-Calais), une fillette de 4 ans a contracté une méningite à méningocoques. Scolarisée dans deux établissements du quartier du Pont-du-Leu, elle a dû être hospitalisée.

Après avoir identifié la bactérie – un méningocoque de groupe B –, l'Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France a contacté toutes les personnes à risque.

Au total, ce sont une dizaine de parents qui ont été alertés, parce que leur progéniture fréquentait la même classe de maternelle ou la même crèche. Ces familles ont été invitées à consulter leur médecin traitant au plus vite.

Des antibiotiques en prévention

De leur côté, les professionnel.le.s de santé de la ville ont aussi été mobilisés. L'objectif : délivrer au plus vite le traitement antibiotique préventif, qui évite que le méningocoque  ne provoque d'infection. Malgré des difficultés à obtenir un stock suffisant de rifampicine (Rifadine®), l'officine du quartier a pu approvisionner chaque foyer.

"La coopération avec les médecins prescripteurs s'est très bien passée, certains d'entre eux ne pouvant recevoir les patients m'ont demandé de délivrer l'antibiothérapie, explique au Quotidien du Pharmacien la titulaire de la pharmacie, Florine Bouchez.

Bien que le produit soit listé, face à l'urgence de la situation, j'en ai pris la responsabilité." Normalement, ce genre de médicament ne peut être délivré que sur ordonnance.

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Une infection potentiellement sévère

Les locaux fréquentés par la fillette ont aussi été nettoyés de fond en comble. Mais le méningocoque  en question est considéré comme fragile, et survit difficilement dans l'environnement. Une fois dans l'organisme, en revanche, la bactérie est capable de se développer rapidement. Dans les cas les plus sévères, elle provoque une méningite ou une septicémie.

Un vaccin existe contre la méningite B, mais il n'est recommandé qu'aux populations les plus exposées. La prise en charge s'appuie donc principalement sur les antibiotiques.

"Dans tous les cas d’infections méningococciques, l’antibioprophylaxie est préconisée pour l’entourage proche, ce qui empêche la contagion entre les individus", précise l'Institut Pasteur sur son site. Le médicament doit alors être pris pendant deux jours pour être efficace.

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