Violence à l’hôpital : Paris renforce la vidéosurveillance

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La violence est de plus en plus présente en milieu médical, qu'elle soit physique ou verbale. Afin de sécuriser les locaux, le directeur général des hôpitaux publics de Paris a annoncé la mise en place de 1 500 caméras de vidéosurveillance.

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Agressions verbales, violences physiques, menaces… Depuis plusieurs années, l'hôpital est confronté à la violence. En 2016, plus de 14 500 agressions ont été signalées à l'Observatoire chargé de surveiller ces faits. Elles sont physiques dans la moitié des cas. Un nombre en hausse.

Comment limiter ces incidents ? Le directeur général de l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui rassemble la plupart des hôpitaux publics parisiens, croit détenir une partie de la réponse. Il révèle au Parisien que les établissements de la capitale seront équipés d'un plus grand nombre de caméras de vidéosurveillance.

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"Il y aura 40 % de caméras supplémentaires d'ici à trois ans", annonce le haut fonctionnaire à nos confrères. Cela représente un total de 1 500 appareils qui seront installés dans différents services. Au cœur des préoccupations, les urgences qui rassemblent le plus grand nombre d'incidents après les services de psychiatrie.

L'accueil doit aussi évoluer

Mais c'est tout l'hôpital qui est concerné par ces montées de violence, y compris le secteur de la radiologie. "On ne peut tolérer que la violence s'y invite, impactant les équipes et les patients", estime Martin Hirsch.

Le directeur général de l'AP-HP ne fait pas, pour autant, preuve d'angélisme. Il est conscient qu'une simple surveillance vidéo ne suffira pas à améliorer l'ambiance des établissements dont il a la charge. "Les affiches contre les incivilités vont être multipliées, ajoute-t-il. Mais nous travaillons également sur notre propre comportement et sur un meilleur accueil du malade et de sa famille."

A l'échelle nationale, plusieurs mesures ont été déployées pour accompagner les directeurs d'hôpitaux et les professionnel.le.s qui y travaillent. Outre le signalement auprès de l'ONVS (Observatoire Nationale des Violences en milieu de Santé), qui permet d'engager des poursuites, des "fiches réflexes" ont été élaborées.

L'ONS les décrit comme "de véritables feuilles de route opérationnelles destinées à faciliter les démarches, formaliser la violence subie ou ressentie, et accompagner les victimes". L'objectif : aider les employé.e.s des hôpitaux à réagir.

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