Vêtements toxiques : nos habits nous empoisonnent-ils ?

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Les articles alarmants concernant les produits toxiques que l’on trouve sur nos vêtements se multiplient.

Quel est le risque réel ?

Nos vêtements nous empoisonnent-ils et comment ?

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Des vêtements toxiques… mais pour qui ?

Si l’expression « vêtements toxiques » est dans tous les esprits, c’est suite à une campagne Greenpeace du même nom. L’ONG environnementaliste a testé différents modèles de grande marque pour vérifier les substances qu’ils contenaient… Résultat, presque tous nos vêtements sont positifs à des produits parfois peu recommandables, dont certains sont des perturbateurs endocriniens.

Attention cependant : Greenpeace parlait là de produits toxiques surtout pour l’environnement, et pour les personnes qui les manipulent pendant la fabrication du vêtement.

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Le danger pour les consommateurs, qui finissent par porter les habits concernés, est loin d’être prouvé.

Aucun travail scientifique n’a été fait qui pourrait prouver qu’il y a absorption quand on porte les vêtements. Si l’on peut imaginer que les plus petits qui ont tendance à porter leurs vêtements à leur bouche, peuvent en avaler, les doses concernées sont de toute façon très faibles – si l’on compare à ce qui pénètre dans notre organisme par le biais de l’alimentation, notamment.

Etre allergique à ses vêtements...

Il existe cependant une autre catégorie de vêtements « toxiques » : ceux qui contiennent des produits auxquels certains peuvent faire des réactions allergiques.

Chez nous, normalement, ces produits sont réglementés, ce qui nous met à l’abri de réactions importantes. Mais on a vu ces dernières années que ces réglementations ne sont pas toujours respectées. C’est ainsi que des chaussures pour enfants, des vêtements, ou des canapés, ont pu entraîner des problèmes de peau parfois très sévères. Ces cas sont cependant extrêmement rares.

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le Lundi 25 Août 2014 : 09h00
Source : Professeur au Louvain Centre for Toxicology and Applied Pharmacology de l’UCL