Un bébé retiré de l'utérus pour être soigné puis replacé pour la fin de la grossesse

Bethan Simpson, âgé de 26 ans, a dû subir une opération pour sauver son bébé atteint d'une malformation congénitale. Son bébé a été retiré de l'utérus pour être opéré puis a été replacé pour la fin de la grossesse. 
© Istock

A 20 semaines de grossesse, Bethan Simpson apprend que son enfant est atteint de Spina Bifida, une malformation congénitale qui cause de lourdes conséquences sur le fœtus : elle affecte la capacité de l'enfant à marcher car sa moelle épinière ne se développe pas complètement dans l'utérus de la maman, révèle le Mirror Online.

"Nos vies ont été des montagnes russes pendant les semaines qui ont suivi"

Bethan et son mari Kieron ont eu trois possibilités devant eux : interrompre la grossesse, la poursuivre ou opter pour une nouvelle option de chirurgie fœtale, (opérer le bébé avant sa naissance). Le couple a opté pour la troisième option. "Nous étions obligés de le faire. Nous avons également dû respecter des critères très stricts. Moi et mon bébé avons subi une amniocentèse, une IRM et plusieurs échographies" explique la maman au Mirror Online. "Nos vies ont été des montagnes russes pendant les semaines qui ont suivi". Après avoir répondu à tous les tests, l'opération du bébé a été plannifée à la 24e semaine de grossesse.

Jusqu'à présent, cette intervention de chirurgie fœtale n'a été pratiquée qu'en Belgique. Ce sont des spécialistes du University College Hospital Great Ormond Street Hospital de Londres et de "très bons chirurgiens" venus de Belgique qui se sont occupés du bébé de Bethan. Le Mirror Online explique que "l'opération impliquait de retirer le bébé du ventre de Bethan et de réparer la moelle épinière afin que le bébé ait plus de chances de mener une vie normale". Ensuite, le bébé a été replacé dans l'utérus de la maman et a pu continuer de grandir, se développer dans le ventre. La grossesse s'est très bien passée.

80% des grossesses interrompues en cas de Spina-Bifida

Bethan explique sur Facebook : "Nous sommes les 4e au Royaume-Uni à faire ça . Malheureusement, en Angleterre, 80 % des grossesses sont interrompues quand les parents apprennent que le bébé est atteint de cette maladie. Oui, il y a un risque que les choses tournent mal mais le Spina-Bifida n’est plus ce que ce qu’il était. Ce n'est pas une condamnation à mort." tente de faire comprendre Bethan. La maman a hâte de rencontrer sa petite fille dans quelques mois.

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