Le travail de nuit fait vieillir prématurément le cerveau

Publié le 06 Novembre 2014 par Rédaction E-sante.fr
Selon cette étude française, le travail en horaires décalés induit un vieillissement précoce du cerveau : après 10 années de travail de nuit, le cerveau est plus vieux de 6 ans et demi par rapport à celui des autres travailleurs.
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Les horaires décalés accélèrent le vieillissement cognitif

Pour cette étude, quelque 3.200 salariés ou retraités, alors âgés de 32 à 62 ans, ont été suivis entre 1996 et 2006, dont plus de la moitié travaillaient ou avaient travaillé en horaires décalés. Ils ont tous passé des tests neuropsychologiques à trois reprises, en début, au milieu et en fin d’étude (capacité de mémorisation, d’attention, vitesse de réaction, etc.), ainsi que des examens cliniques visant à évaluer leur santé : ulcères, troubles du sommeil, maladies cardiovasculaires, cancers, obésité, diabète, fertilité, etc.

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Résultat, les fonctions cognitives sont moins bonnes chez les personnes qui ont travaillé pendant 10 ans en horaires décalés.

Leur cerveau a vieilli plus vite, de 6,5 ans en moyenne par rapport aux personnes qui ont travaillé avec des horaires diurnes classiques et fixes.

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De telles conséquences persistent jusqu’à 5 ans après l’arrêt du travail en horaires atypiques.

Perturber notre horloge biologique altère notre santé physique et mentale

Cette étude confirme les effets négatifs du travail de nuit et de tout environnement ou évènement susceptible de perturber notre horloge biologique.

De nombreuses conséquences ont déjà été identifiées : troubles du sommeil, fatigue, somnolence diurne, risque d’accident, dépression, obésité, maladies cardiovasculaires, troubles hormonaux, cancers, etc. S’y ajoute désormais un risque élevé de développer précocement des troubles cognitifs.

L’ensemble de ces données doit justifier la mise en place d’une meilleure organisation du travail…

Pour en savoir plus sur les conséquences du travail de nuit et les solutions : Travail de nuit et horaires variables : quels risques ?.

Source : Marquié Jean-Claude et al., Occup Environ Med, septembre 2014, doi:10.1136/oemed-2013-101993, http://oem.bmj.com/content/early/2014/10/08/oemed-2013-101993.abstract. 

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