Un trauma crânien fait le lit du stress post traumatique

© Fotolia

On connaissait déjà le risque de stress post-traumatique à la suite d’un événement violent comme une agression par exemple.

Une nouvelle étude de l’Inserm montre qu’un antécédent de trauma crânien augmente également ce risque …

PUB

Un risque multiplié par quatre

Les blessures cérébrales peuvent avoir un impact psychique, comme le révèle une étude française de l'Institut de santé publique de Bordeaux (Isped) : en effet, trois mois après leur accident, les traumatisés crâniens ont quatre fois plus de risque de présenter un stress post-traumatique que les personnes blessées à un autre endroit du corps.

Cela se traduit par :

PUB
PUB
  • des cauchemars récurrents,
  • des souvenirs envahissants revenant sous forme de flashs,
  • l’incapacité de retourner sur les lieux du drame,
  • une insomnie et/ou des troubles de la concentration, etc.

Ce risque serait même multiplié par douze en cas de trauma crânien lié à un accident de voiture, mais curieusement, non accru en cas d’accident de moto (peut-être en raison du port du casque).

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont questionné 2143 patients passés par les urgences du CHU de Bordeaux. Elles sont d’autant plus importantes que notre pays comptabiliserait 200.000 personnes souffrant d'un syndrome de stress post-traumatique par an, dont la moitié aurait aussi eu un traumatisme crânien.

Vers un meilleur suivi des personnes à risque ?

Sachant que le stress post-traumatique peut être évité à condition de prendre rapidement en charge les personnes à risque, une meilleure identification de ces dernières est essentielle. Le fait d’avoir un accident de voiture avec trauma crânien, vient donc s’ajouter à la liste des autres facteurs de risque déjà connu : le fait d’être de sexe féminin, de souffrir de troubles psychologiques et/ou d’avoir subi des traumatismes ponctuels ou chroniques au cours de sa vie, notamment pendant l'enfance …

Publié le 25 Juillet 2014 | Mis à jour le 25 Juillet 2014
Auteurs : Nathalie Szapiro, journaliste santé
Source : Jama Psychiatry.
PUB
PUB

Contenus sponsorisés