Le tabou nommé incontinence : les ¾ des femmes ne consultent pas !

© Istock

L’incontinence urinaire est toujours un tabou comme le démontre cette étude française : 75 % des femmes concernées par l’incontinence ne consultent pas.

Qui sont ces femmes qui n’osent pas aborder ce sujet avec leur médecin alors qu’il existe des solutions ?

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Seul un quart des femmes consultent pour incontinence

Des chercheurs du Service de gynécologie et obstétrique du CHU de Poitiers se sont lancés dans une enquête afin d’identifier les facteurs qui amènent ou non les femmes à se faire soigner pour incontinence urinaire.

Durant 8 ans, ils ont suivi un total de 2.273 femmes répondant régulièrement à des questionnaires. Parmi celles-ci, 1.192 ont déclaré souffrir d’incontinence, mais seulement 24,4 % d’entre elles ont consulté un médecin, soit moins d’un quart.

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Quels sont les facteurs qui poussent les femmes à consulter ?

Parmi les nombreux facteurs pouvant inciter les femmes à prendre rendez-vous avec leur médecin, le plus important est la sévérité de l’affection : 56 % des femmes se déclarant atteintes d’une incontinence urinaire sévère ont consulté.

Viennent ensuite, l’âge (plus les femmes sont âgées, plus elles osent aborder ce sujet avec leur médecin), le type d'incontinence (mixte), la présence associée d’un trouble neurologique. Le fait de n’avoir qu’un faible soutien social constitue aussi un critère qui pousse les femmes à rechercher un traitement. Enfin, le fait d’en avoir discuté avec des amis proches ou avec de la famille est aussi un facteur associé à une démarche de soins.

On retiendra que même en cas d’incontinence sévère, seule 56 % consultent, démontrant que le tabou est encore bien ancré.

Les résultats de cette étude pourraient servir à cibler les femmes auprès desquelles des actions de sensibilisation seraient souhaitables. De toute évidence, les premières cibles répondent au portrait-robot suivant : des femmes encore jeunes, souffrant d’incontinence légère à modérée...

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 06 Novembre 2013 : 09h53
Mis à jour le Mercredi 06 Novembre 2013 : 10h04
Source : Fritel X. et al.,  NeuroUrology and Urodynamics, 1 jul 2013, DOI: 10.1002/nau.22461.
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