La sophrologie pour mieux vivre le cancer
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Les séances de sophrologie, comment ça se passe ?

L’Institut Curie à Paris -comme de plus en plus de centres en France- donne la possibilité de bénéficier gratuitement de séances pour pratiquer la sophrologie. Soit les infirmières et les médecins les proposent, soit les patients en font la demande. A l’Institut Curie, en ce début 2016, il y a actuellement un mois d’attente et l’unique consultation peine à satisfaire la demande. Chaque lundi, les huit consultations font le plein, en grande majorité pour des femmes sous chimiothérapie voire radiothérapie car l’Institut Curie est une référence dans la prise en charge des femmes ayant une tumeur du sein.

Chantal Barré : « Si nous prenons en charge plus de femmes que hommes, c’est aussi parce qu’elles sont plus en quête d’un bien-être, d’un « prendre soin de soi ».

Mais la sophrologie peut être utile à tous, dans tous les types de tumeurs et dans toutes les étapes du traitement : radiothérapie, chimiothérapie, chirurgie (préparation à une intervention), hormonothérapie. Elle peut être pratiquée assis ou debout et dure entre 45 minutes et une heure. Un entretien préliminaire propose de définir un objectif à atteindre après six séances individuelles. Le sophrologue n’intervient jamais en direct lors du traitement de chimiothérapie ou radiothérapie, mais plutôt avant et après. Le seul impératif pour profiter des séances de sophrologie afin d’en espérer un résultat et une transformation est un investissement personnel : se donner du temps, être assidu et s’entraîner régulièrement, seul chez soi, en répétant certains exercices de relaxation, de sophrologie ».

Retour positif pour la sophrologie dans le cancer à Curie

Avant tout, il faut rappeler que la sophrologie, comme toute les techniques psychocorporelles, vient en complément du traitement et ne le remplace en aucun cas !

L’intérêt des séances de sophrologie a été vérifié par une étude menée à l’Institut Curie auprès de patientes avec une tumeur du sein suivant une chimiothérapie*. Cette étude d’observation confirme un impact positif sur la fatigue, les nausées et surtout vis-à-vis de l’anxiété et de la qualité de vie. Pour les patientes, la sophrologie a été une aide, quel que soit le moment où elle a débuté par rapport à la chimiothérapie. Cette activité leur offre l’opportunité de prendre une part active à leur traitement et de mieux l’accepter.

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Source : *SOiNS - no 800 - novembre 2015
D’après un entretien avec Chantal Barré, infirmière sophrologue de l’Institut Curie (Paris) en charge des consultations de Sophrologie. Formée à l’Académie de psychothérapie et de sophrologie de Paris, master en sophrologie caycédienne.