Et si les infections urinaires étaient dues au poulet ?

Selon cette étude menée à Montréal, les infections urinaires liées à la bactérie Escherichia Coli seraient dues à notre consommation de poulet.Autrement dit, c’est en mangeant de la viande de poulet que nous sommes contaminés par E. Coli, une bactérie résistante aux antibiotiques et impliquée dans les infections urinaires.

Les infections urinaires sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques

Les femmes sont très nombreuses à souffrir d’infections urinaires. La grande majorité de ces infections urinaires sont dues à la bactérie Escherichia Coli. Le traitement repose sur la prise d’antibiotiques.

Or les résistances aux antibiotiques ne cessent d’augmenter, et pourraient devenir un véritable problème de santé publique. Il faut savoir que si les infections urinaires sont bénignes dans la majorité des cas, elles peuvent aussi parfois se compliquer, provoquant des infections graves (pyélonéphrite, septicémie).

La viande de poulet identifiée comme réservoir d’E. Coli

Des chercheurs suggèrent aujourd’hui que la bactérie E. Coli en cause dans les infections urinaires et dans la résistance aux antibiotiques proviendrait de la viande de poulet.

En effet, les poulets sont porteurs des mêmes bactéries impliquées chez l’homme dans les infections urinaires. Le fait que les poulets reçoivent des doses massives d’antibiotiques, contribuerait à rendre ces mêmes bactéries résistantes aux antibiotiques.

C’est en analysant la viande des abattoirs (poulet, bœuf, porc) que le poulet a été identifié comme le réservoir d’E. Coli, bactéries également retrouvées chez les femmes souffrant d’une infection urinaire. 60% de ces bactéries identifiées dans la viande de poulet étaient résistantes à au moins un antibiotique.

En conclusion, la viande de poulet est une source de contamination en ce qui concerneE. Coli, bactérie à l’origine d’infections urinaires.

Cette voie de contamination est inquiétante. Des mesures pour diminuer ce mode de transmission doivent être mises en place.

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Source : Bergeron C.R. et al., Emerging Infectious Disease, 18 (3), mars 2012.