Le ras le bol des infirmières

La France manque d'infirmières. Les infirmières en poste sont stressées. Essayons de comprendre ce qui se passe avec Guy Isambart, Trésorier de l'Association de Recherche en Soins Infirmiers. (ARSI : www.arsi.asso.fr)
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e-sante : Les infirmières sont dans la rue. La pénurie des effectifs devient réelle. La profession est-elle en crise ?

Guy Isambart : Oui, la profession, comme notre société, est en crise car elle n'a pas su se faire entendre quand elle demandait d'augmenter les quotas et cela avant que l'on parle des 35 heures. De plus, notre profession est "tiraillée" entre la continuité du service public et les impératifs de la vie familiale. La pénurie entraîne inévitablement la dégradation de nos conditions de travail.

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e-sante : Les métiers de la santé changent. Comment doivent, selon vous, évoluer les fonctions de l'infirmière ?

Guy Isambart : Les fonctions infirmières doivent évoluer vers la "clinique", c'est-à-dire vers une plus grande implication dans le suivi des malades au quotidien à travers ce que nous appelons le diagnostic infirmier. Les fonctions "transversales", comme l'hygiène ou l'éducation des patients, sont aussi à développer. Les infirmières doivent enfin s'investir dans la recherche en matière de santé, tant les patients ont besoin d'être accompagnés dans les différentes phases de leurs maladies.

Publié par Dr Philippe Presles le Mardi 25 Juin 2002 : 02h00