Range ta chambre !

La rentrée est souvent l'heure des bonnes résolutions de la vie familiale. Et s'il y a un terrain universel de conflit entre parents et enfants, c'est bien la chambre. Que le parent qui n'a jamais eu à dire à son enfant « range ta chambre » lève le doigt ! Comment limiter ou éviter les conflits à ce sujet ? A chaque âge, sa réponse et à chacun de trouver la formule la plus appropriée à son enfant et à son propre niveau d'exigence…
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Tout d'abord, ne vous inquiétez pas. Il est normal de demander à son enfant, même devenu ado, de ranger sa chambre. Néanmoins, il n'est pas possible d'avoir le même niveau de langage et d'exigence quel que soit son âge. Il est nécessaire (et bien utile !) de s'adapter à chacune des étapes de la croissance de son enfant. Par exemple, à 4 ans, ranger est un terme trop abstrait ; le petit ne sait pas ce que cela veut dire. Et même à l'adolescence, il est parfois encore nécessaire de bien s'entendre préalablement sur la définition des mots. Ce que l'adolescent comprend par le verbe « ranger » ne correspond pas forcément à ce que l'adulte veut dire

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Avant trois ans : inutile de demander à un enfant de ranger sa chambre !

Dès le plus jeune âge, les jeux et autres peluches essaimés sur le sol de sa chambre, voire de toute la maison, transforme vite l'espace familial en un capharnaüm, plein de vie pour les uns, exaspérant pour les autres. Pour autant, il est parfaitement inutile de demander à un enfant de moins de trois ans de ranger sa chambre. Il n'a pas idée de ce que cela signifie. A vous de vous mettre à quatre pattes et de lui enseigner en douceur, les bases du tri et de la mise en ordre. Soyez patient, cela ne va pas durer !

Entre trois et cinq ans, " ranger ", l'enfant ne sait toujours pas ce que cela veut dire...

C'est donc encore à vous de lui montrer la logique d'un rangement puisqu'il apprend par imitation. L'idéal (mais avec des jeunes enfants, le temps manque souvent) est de transformer ce moment en jeu et en complicité. Ce jeune âge est aussi celui des rituels qui rassurent. Alors pourquoi ne pas faire du rangement de la chambre un rituel de fin de journée ?

Publié par Dr Catherine Feldman, psychothérapeute le Lundi 25 Août 2003 : 02h00
Mis à jour le Mercredi 03 Septembre 2003 : 02h00
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