Psycho : ne vous jugez pas si vous voulez évoluer...

Nous sommes contraints de vivre avec nous-mêmes, avec notre personnalité, notre caractère. Si nous pouvons choisir notre logement, notre métier, nos vêtements, ce n'est pas le cas pour notre psychisme. Et souvent, il ne nous convient jamais parfaitement, voire pas du tout en certains domaines…
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Dialogues intérieurs

C'est pourquoi nous avons tendance à nous juger et à mal nous juger. Dans notre dialogue intérieur, cette voix qui nous parle se dit parfois : « Je suis nul, je suis incapable, je manque d'énergie, je n'arrive pas aussi bien que les autres, etc. » Il peut s'agir de ruminations ou de jugements négatifs. Or, ces dialogues entre soi et soi sont très nocifs. Car si nous avons une voix intérieure, nous possédons aussi une oreille intérieure. Nous sommes à la fois émetteurs et récepteurs, ce qui amplifie l'influence de ces pensées. Ces jugements sont donc entendus par nous-mêmes, ce qui contribue à ancrer encore plus ces croyances négatives. Et ce qui est extrêmement toxique, c'est le jugement envers soi-même. Quand je me dis « je suis nul », je me mets dans une prison. Je m'enferme dans une case dont il me sera difficile de sortir. C'est comme si je me collais une étiquette dont il sera ensuite difficile de me débarrasser.

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Comment se juger soi-même ?

Il ne s'agit pas pour autant de s'obliger à se juger positivement. Car être juge de soi-même, que l'on soit très positif ou très négatif, est tout aussi improductif. Si vous pensez : « Je suis le meilleur », vous vous enfermez tout autant, même si votre prison semble plus ensoleillée. S'enfermer sur un jugement empêche de changer. Il est donc un obstacle au progrès.

Publié par Dr Catherine Solano le Lundi 19 Février 2007 : 01h00