Préservatifs ultrafins : 15 références rappelées, vérifiez vos boîtes

Publié par Freya Yophy
le 02/11/2026
préservatif
Istock
Un défaut de fabrication susceptible de provoquer des ruptures et des perforations entraîne le rappel de plusieurs références de préservatifs. Les autorités demandent de ne plus utiliser les produits concernés. Après un rapport potentiellement mal protégé, certaines démarches médicales ne doivent pas attendre.

Une boîte achetée récemment, quelques sachets conservés dans un tiroir ou une commande passée sur une boutique de parapharmacie en ligne : prenez le temps de vérifier vos réserves. Le rappel annoncé le 30 octobre 2026 concerne des produits vendus sur Internet comme dans des commerces physiques.

Il ne vise pas tous les préservatifs ultrafins ni l’ensemble des produits des marques citées. Le modèle et le numéro de lot sont déterminants pour savoir si votre boîte est concernée.

Pourquoi ces préservatifs sont-ils rappelés ?

Les investigations de la DGCCRF ont identifié un procédé de fabrication défaillant chez un fabricant malaisien, Richter Rubber Technology. Ce procédé peut entraîner des variations d’épaisseur et de qualité du film de latex, avec un risque de rupture ou de perforation.

Depuis les premiers rappels, huit utilisateurs ont signalé des ruptures associées à des lots jugés non conformes. La mise sur le marché français et l’importation des références concernées sont suspendues pour un an, renouvelable si nécessaire.

Une défaillance peut compromettre la protection contre une grossesse et les infections sexuellement transmissibles. Avoir utilisé un produit rappelé ne signifie toutefois pas qu’une contamination ou une grossesse s’est produite.

Quelles marques et références faut-il vérifier ?

Les fiches publiées sur RappelConso mentionnent notamment les modèles suivants, pour certains lots :

  • My Lubie : Ultra Fin.
  • Einhorn : Condoms Magic, Condoms Classico et Condoms Magic Singles.
  • Primeros : Innocent et certaines références Innocent ou Softglide CZSK Ultra Thin 53.
  • You+Me : Darling et Darling CEE Ultra Thin 53.
  • Amor : Preventivo Feelings, Joydivision Super Thin 53 et Naked Tested & Rolled.
  • R&S : des références Vitalis Super Thin.
  • ON) : Super Thin.
  • Releaf : des préservatifs commercialisés sous cette marque.

Cette liste sert à repérer les boîtes à contrôler : elle ne remplace pas la comparaison avec les fiches officielles. Vérifiez le nom complet du produit, le numéro de lot et la date de péremption sur la boîte ou les sachets individuels.

Ne vous fiez pas uniquement à l’aspect du produit ou au fait que sa date de péremption soit encore éloignée. Si le lot correspond à une fiche de rappel, ne l’utilisez plus.

Que faire de votre boîte ?

Mettez les produits concernés de côté et contactez le point de vente ou le service indiqué dans la fiche de rappel. Les modalités de retour ou de compensation peuvent varier : mieux vaut les vérifier avant de jeter les emballages.

Conservez, si possible, une photographie du lot et votre justificatif d’achat. En cas de doute sur une référence, demandez au vendeur de confirmer si elle entre dans le périmètre du rappel.

Pour les rapports suivants, utilisez des préservatifs non concernés par cette alerte. Le rappel de certains lots ne remet pas en cause l’intérêt du préservatif comme moyen de protection.

Après un rapport récent, deux délais à connaître

N’attendez pas un résultat de dépistage ou un retard de règles pour demander conseil. Selon la situation, une prise en charge urgente peut être nécessaire.

En cas d’exposition possible au VIH, contactez immédiatement un CeGIDD ouvert ou les urgences hospitalières. Un traitement post-exposition, appelé TPE, peut être proposé après évaluation du risque. Les recommandations françaises prévoient de le commencer le plus tôt possible, idéalement dans les quatre heures et au plus tard dans les 48 heures suivant l’exposition. Il n’est pas prescrit automatiquement après chaque rupture.

En cas de risque de grossesse, rendez-vous rapidement en pharmacie pour évaluer l’intérêt d’une contraception d’urgence. Les délais maximaux sont de 72 heures pour le lévonorgestrel et de 120 heures pour l’ulipristal acétate. Plus la prise est précoce, mieux c’est. Ces médicaments sont accessibles sans ordonnance et pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Un dispositif intra-utérin au cuivre peut aussi constituer une contraception d’urgence : un médecin ou une sage-femme évaluera rapidement cette possibilité. Ce professionnel pourra également vous aider à choisir une contraception adaptée à votre situation.

Organiser le dépistage et signaler une défaillance

Les autorités recommandent aux personnes ayant utilisé les produits non conformes de demander un dépistage des IST. Un laboratoire, un CeGIDD ou votre médecin traitant peut vous orienter.

Un test réalisé trop tôt peut ne pas détecter une infection récente. Les examens, les prélèvements et leur calendrier doivent donc être adaptés au rapport concerné. Un contrôle ultérieur peut être nécessaire, même après un premier résultat négatif.

Pour une grossesse éventuelle, un test urinaire peut être réalisé dès le retard de règles. Si les cycles sont irréguliers, le repère est de trois semaines après le rapport à risque. Un test négatif effectué immédiatement après le rapport ne permet pas d’exclure une grossesse.

Enfin, toute rupture ou perforation peut être déclarée sur le portail ministériel de signalement des événements sanitaires indésirables. Indiquez la marque, le modèle et le lot si vous les connaissez. Cette déclaration complète la prise en charge médicale, mais ne doit jamais la retarder.

Sources 

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