Plus de 2 000 bébés sont nés en France ce 1er janvier

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Chaque jour, 2 600 bébés meurent dans les 24 heures qui suivent leur naissance. C'est plus que le nombre d'enfants qui sont nés ce 1er janvier en France, selon l'Unicef.

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Pour de nombreuses familles, l'année 2018 a commencé par une bonne nouvelle : l'arrivée d'un nouveau membre. 2 081 bébés français ont vu le jour ce 1er janvier. Un nombre bien faible à côté des 70 000 naissances qui sont recensées le même jour en Inde, selon l'Unicef.

Mais ce qui s'annonce comme une joie peut parfois tourner court. Car chaque jour, 2 600 bébés meurent, moins de 24 heures après leur naissance. L'agence thématique de l'ONU profite de ce recensement pour attirer l'attention sur la santé des nouveau-nés. Il faut dire que 8 décès sur 10 auraient pu être évités avec des soins appropriés.

"La résolution de l'Unicef pour cette nouvelle année est d'offrir à chaque enfant plus d'une heure, plus d'un jour, plus d'un mois de vie soit, en un mot, la vie et non la survie", déclare Sébastien Lyon, directeur général d'Unicef France.

Les décès ont été divisés par deux

L'organisme va, pour atteindre cet objectif, lancer une campagne internationale. Celle-ci invite les décideurs à offrir des solutions abordables aux futures mamans pour améliorer la santé périnatale : eau potable et électricité dans les établissements de santé, désinfection systématique du cordon ombilical ou encore allaitement maternel.

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Quand il s'agit d'améliorer la survie des nouveau-nés et des nourrissons, ces soins sont d'une efficacité imparable. Complications de l'accouchement, septicémie et pneumonie peuvent être limités par une hygiène irréprochable et un accès aux traitements appropriés. C'est ce qui a permis de diviser par deux le nombre de décès d'enfant de moins de cinq ans en 20 ans.

Mais les très jeunes enfants sont encore démesurément touchés par les incidents. 46 % des décès concernent des nourrissons. En Europe et en France, la situation est un peu moins sombre.

Encore trop de facteurs de risque en France

Entre 2004 et 2010, les taux de mortalité à la naissance et dans les 28 jours ont respectivement baissé de 17 % et 29 %. Moins de 5 naissances pour 1 000 se soldent désormais par le décès du bébé. Cette amélioration est due à une qualité des soins plus optimale et à un meilleur respect des règles de bonne pratique.

Mais le constat peut encore s'améliorer, selon l'Inserm. D'après la dernière Enquête nationale périnatale (EPOPé), de plus en plus de naissances surviennent prématurément et les bébés sont plus nombreux à présenter un faible poids lorsqu'ils viennent au monde.

Les facteurs de risque de complications sont eux aussi plus présents qu'auparavant. L'âge gestationnel augmente, tout comme la part de femmes souffrant d'obésité. Encore trop peu prennent de l'acide folique en prévention du spina bifida (23 %), se vaccinent contre la grippe (7 %) et allaitent leur enfant à la maternité (50 %). Autant d'éléments qui limitent les chances d'un bébé de grandir en bonne santé.

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