Plongée sub-aquatique
Sommaire

3. Conseils pratiques

La plongée est un sport qui peut être dangereux. Il faut respecter scrupuleusement les consignes de sécurité :

  • visite médicale préalable chaque année et consultation chez un dentiste (recherche de carie, d'obturation incomplète, de prothèse en mauvais état),
  • être en bonne condition physique (s'abstenir en cas de fatigue),
  • ne pas plonger si l'on n'en a pas envie, si l'on est stressé ou anxieux,
  • ne pas plonger si la houle rend impossible la réalisation de paliers corrects,
  • s'abstenir de plonger en cas de douleur dentaire ou d'oreille,
  • éviter le bain de soleil avant la plongée,
  • éviter les féculents et les boissons gazeuses avant les plongées,
  • ne jamais plonger à jeun,
  • ne jamais plonger seul,
  • avoir un matériel en excellent état et bien le vérifier, surtout s'il n'a pas été utilisé depuis quelques mois,
  • porter une veste de combinaison isothermique (sauf en région tropicale). De plus, elle protégera des animaux venimeux,
  • porter sur vous un poignard de sécurité,
  • connaître tous les signes de plongée et les manoeuvres de sécurité,
  • respecter une progression dans les plongées,
  • penser à souffler dans son masque durant la descente pour éviter son placage sur le visage,
  • durant la descente équilibrer les pressions à l'intérieur et à l'extérieur du tympan, soit en avalant, soit en pratiquant la manoeuvre de Valsalva : se boucher le nez puis souffler par le nez de manière à faire pénétrer l'air dans l'oreille moyenne (côté interne du tympan),
  • en cas de douleur d'oreille durant la descente, recommencer cette manoeuvre et si elle ne disparaît pas, remonter d'un mètre ou deux. Après le 3ème échec, renoncer à la plongée,
  • ne pas faire la manoeuvre de Valsalva durant la remontée (car au contraire, l'air doit s'échapper de l'oreille interne),
  • ne jamais placer d'obstacle dans l'oreille (coton, caoutchouc). Il pourrait être à l'origine d'une rupture du tympan,
  • pour les oreilles, se méfier des aller et retour répétitifs entre 3 et 10 mètres du type stage d'initiation (différence de pression maximale),
  • en plongée, toujours palmer à son rythme et faire des gestes très lents,
  • ne pas faire d'efforts importants en plongée et ralentir, voire s'arrêter, si un essoufflement survient,
  • ne pas chercher à battre des records de profondeur (même pour les plongeurs expérimentés, il est conseillé de ne pas dépasser les 40 mètres),
  • se méfier de toute sensation d'euphorie (remonter de quelques mètres),
  • ne jamais remonter plus vite que les plus petites bulles d'air (vitesse inférieure à 15 mètres par minute),
  • remonter en 30 secondes d'un palier à l'autre et de 3 mètres à la surface,
  • bien expirer en remontant, surtout entre 10 mètres et la surface pour permettre à l'air qui était sous pression de s'évacuer,
  • respecter les tables de plongée et la durée des paliers lors de la remontée,
  • ne jamais sortir de l'eau en un endroit où il existe des vagues importantes,
  • ne pas faire plus de 2 plongées par jour,
  • ne pas faire d'effort physique ni de plongée libre durant les 6 heures qui suivent une plongée avec bouteilles,
  • ne pas prendre l'avion, ni monter en altitude dans les 12 heures qui suivent une plongée.

4. Principales pathologies

La principale pathologie est bien évidemment la noyade qui justifie toutes les mesures de sécurité qui entourent la plongée.

Les incidents les plus fréquents sont dus au non-respect des paliers de décompression et à une remontée trop rapide. Ils peuvent être mineurs (démangeaisons, douleurs articulaires) ou graves (embolie gazeuse, accidents neurologiques avec troubles de la vision, de la parole, crise d'épilepsie, paralysie) avec risque mortel (oedème aigu du poumon, infarctus du myocarde).

Les problèmes d'oreilles sont plus mineurs mais également très fréquents avec douleurs passagères mais aussi risque de rupture du tympan et de surdité.

On peut aussi rencontrer différents problèmes :

  • au niveau de la face suite au placage du masque,
  • des douleurs frontales ou au niveau des mâchoires supérieures liées au sinus,
  • une surpression pulmonaire due à l'expansion des gaz contenus dans les poumons lors de la remontée et non correctement évacués (simple gêne respiratoire au départ mais pouvant aller jusqu'à la perte de connaissance et la mort),
  • des douleurs abdominales (colique des scaphandriers),
  • des douleurs dentaires (importance de l'examen préalable),
  • des problèmes liés au contact avec des animaux venimeux (importance de la combinaison).
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