Phtalates : les cosmétiques favorisent le diabète

© getty

Les phtalates, des substances chimiques reconnues comme perturbateurs endocriniens (qui modifient l’action des hormones et altèrent la fonction reproductrice), augmentent aussi le risque de développer un diabète.

Or les phtalates sont encore aujourd’hui largement présents dans les produits cosmétiques et de soins corporels, et dans des produits en plastique divers (matériel médical, plastiques alimentaires…).

Publicité

Les phtalates des cosmétiques augmentent le risque de diabète

Les phtalates sont des substances très largement utilisées dans l’industrie. Incorporés dans le PVC, les phtalates apportent de la souplesse aux plastiques. C’est ainsi que l’on retrouve des phtalates dans des produits très divers allant des bottes, en passant par les emballages alimentaires, les rideaux de douche ou encore certains dispositifs médicaux. Mais les phtalates sont aussi largement employés en cosmétique car ils servent à dénaturer l’alcool : parfums, crèmes hydratantes, vernis à ongles, savons, laques pour cheveux, etc.

Publicité
Publicité

Ces substances, déjà reconnues comme perturbateurs endocriniens, sont aussi accusées de favoriser le diabète, une maladie qui semble progresser parallèlement à notre exposition aux phtalates.

Cette relation a été établie après avoir mesuré le taux urinaire en phtalates de quelque 2.350 femmes. La conclusion est sans appel : plus la concentration urinaire en phtalates est élevée, plus le risque de développer un diabète est augmenté.

Certaines formes de phtalates vont jusqu’à doubler, voire plus, le risque d’être diabétique : 3-carboxypropyl phtalate, mono-phtalate de benzyle, mono-isobutyle phtalate.

Les phtalates agissent potentiellement sur le métabolisme du glucose.

Les phtalates sont omniprésents dans notre environnement

Le problème est que nous sommes en permanence, et à notre insu, exposés aux phtalates via les plastiques alimentaires, divers produits en plastique, les parfums, les cosmétiques et autres produits de soins corporels.

Pour modifier cette situation, il faudrait disposer d’une preuve scientifique irréfutable de la toxicité des phtalates et disposer d’une substance alternative aux phtalates ayant démontré son innocuité sur l’homme…

Publié par Dr Philippe Presles le Mardi 17 Juillet 2012 : 11h21
Mis à jour le Mardi 17 Juillet 2012 : 12h40
Source : Tamarra James-Todd et al., Environmental Health Perspectives, 13 Jul 2012 DOI: 10.1289/ehp.1104717.
PUB
PUB