Phlébite en avion : l'immobilité n'explique pas tout
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Six fois plus de troubles de la coagulation en vol qu'en position assise prolongée à terre.

Résultats ? L'augmentation en TAT a été très forte chez 17% des volontaires après le vol, chez 3% d'entre eux après le cinéma et chez 1% à l'issue de la journée normale.

Conclusion ? L'immobilité est innocentée !

Tout du moins, il ne s'agit pas de la cause première de l'augmentation des phlébites observées en avion. La cause majeure restante est « l'hypoxie hypobarique », c'est-à-dire la plus faible teneur en oxygène de l'air dans la cabine, elle-même sous une moindre pression.

En pratique, il est important de faire le nécessaire quand on est soi-même à risque de faire une phlébite en avion, c'est-à-dire quand on a des jambes lourdes, des varices, un antécédent de phlébite ou que l'on prend une pilule contraceptive. Dans ces cas-là, il faut :

  • porter des chaussettes ou bas de contention pour favoriser le retour veineux,
  • se lever régulièrement et marcher pendant le vol,
  • en position assise, réaliser souvent de petits mouvements des jambes,
  • boire suffisamment d'eau.

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Source : Schreijer AJM et al. Activation of coagulation system during air travel: a crossover study. The Lancet 2006; 367:832-838.