Perturbateurs endocriniens : mis en cause dans le diabète
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Une association avec l’obésité

Une étude française, appelée DESIR, sur 9000 participants suivis pendant neuf ans ne révèle aucun rapport entre les concentrations urinaires en bisphénol A et le diabètemais note, cependant, un lien de causalité chez les volontaires en surpoids ou obèses. Or, on sait que les perturbateurs endocriniens se stockent dans le tissu adipeux et que le surpoids et l’obésité sont un des premiers facteurs de risque du diabète. « Il faut poursuivre les études », souligne Patrick Fénichel.

L’insulino-résistance favorisée

D’autant que comme, il le rappelle, le Bisphénol A et les phtalates sont très proches d’un autre perturbateur endocrinien, le Distilbène, un médicament dangereux prescrit aux femmes enceintes dans les années 60 pour leur éviter une fausse couche et interdit depuis 1977). Les expériences indiquent que si on expose des souris gestantes à cette substance, leurs petits deviennent obèses à l’âge adulte.

Dr Patrick Fénichel : « Les perturbateurs endocriniens stimule la sécrétion d’insuline et pourraient induire une insulino-résistance et donc un diabète. » Rappelons que la France a interdit le bisphénol A des contenants alimentaires depuis janvier 2015.

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Source : Colloque des 21 et 22 janvier à l’Institut Pasteur à Paris, organisé par l’Anses : « Les perturbateurs endocriniens : effets sur les écosystèmes et la santé humaine ».