Les personnes coléreuses ont un risque d'AVC supérieur

Selon une récente étude américaine, le risque d'accident vasculaire cérébral est trois fois plus élevé chez les personnes de moins de 60 ans ayant un tempérament coléreux et un taux élevé de " bon " cholestérol sanguin (HDL). Une bonne raison pour faire preuve de philosophie.
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Nos humeurs pourraient-elles avoir un effet sur notre santé ? Le stress et les émotions font bien monter notre pression artérielle, de même que la colère. Aux mêmes causes les mêmes effets, on peut alors supposer que de fréquents accès de colère puissent avoir certains des effets négatifs de l'hypertension sur la santé. Ils pourraient en particulier augmenter les risques d'accidents vasculaires cérébraux, pour lesquels on sait que l'hypertension est un facteur de risque majeur. Ces suppositions tendent à être confirmées par une récente étude américaine.

Au cours de cette étude, près de 14.000 patients âgés de 48 à 67 ans ont été suivis sur une période d'environ 6 ans. L'analyse des données a montré que ceux qui étaient âgés de moins de 60 ans et qui avaient un tempérament coléreux avaient un risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) 3 fois plus élevé, par rapport à ceux qui avait un caractère plus calme. Ces accidents survenaient la plupart du temps à la suite de l'obstruction d'un vaisseau cérébral.Paradoxalement, les patients qui possédaient des taux élevés de « bon » cholestérol (HDL-cholestérol) dans le sang avaient également un risque d'AVC multiplié par trois. Il faut rappeler qu'habituellement, un risque élevé d'AVC est plutôt associé à un faible taux de HDL-cholestérol. Mais l'augmentation du risque d'AVC chez des patients jeunes (moins de 60 ans) et coléreux, apparaît seulement lorsque le taux de HDL-cholestérol est élevé.

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Bien sûr, l'âge en lui-même est responsable d'une augmentation du risque d'accident vasculaire cérébral, mais preuve est faite qu'un tempérament coléreux peut accentuer ce risque. D'autres études avaient d'ailleurs déjà montré l'association entre la colère et les maladies coronariennes chez des adultes plus jeunes.Alors messieurs, modérez vos emportements ! Un brin de philosophie pourrait vous prolonger la vie !

 
Publié par Dr Agnès Lara le Lundi 18 Février 2002 : 01h00