Pelade, alopécie : risquez-vous de devenir chauve ?

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé et validé par Dr Philippe Assouly, dermatologue le Mardi 05 Juin 2018 : 14h55

Qu'ils soient blonds, bruns ou roux, qu'ils soient longs ou courts, nous prenons grand soin de nos cheveux. Et leur chute importante est généralement mal vécue, des hommes comme des femmes. Les causes en sont multiples. Faisons le point.

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Séances chez le coiffeur, produits capillaires, accessoires… Prendre soin de ses cheveux nécessite un budget pour le moins conséquent. Il faut dire qu'en moyenne, 50 à 80 brins se régénèrent chaque jour.

Quand on sait que 150 000 d'entre eux composent notre chevelure, un peu d'attention s'avère donc nécessaire. Lorsque les cheveux chutent en grande quantité, c'est donc la catastrophe – et ce que l'on soit homme ou femme. Surtout si cela provoque un manque de cheveu, la fameuse alopécie.

"On distingue plusieurs types d'alopécie, indique le Dr Philippe Assouly, dermatologue au centre Sabouraud (hôpital Saint-Louis, Paris). Lorsque les cheveux chutent sous formes de plaques, la cause peut être cicatricielle (sans repousse possible) ou non. Lorsque la chute est diffuse et durable, on pense avant tout à une alopécie androgénétique."

Mais alors qu'est-ce qui favorise une alopécie ? Panorama des différentes causes.

Le poids majeur de l'hérédité

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"Tel père, tel fils", dit l'adage. En ce qui concerne les affaires capillaires, ce dicton se confirme malheureusement. Comme son nom l'indique, l'alopécie androgénétique – qui se caractérise par une chute de cheveux diffuse, surtout sur le sommet du crâne – a une forte composante familiale.

En fonction des études, le risque de développer un tel trouble est augmenté de 5 à 10 fois si l'un des parents est lui-même touché par une alopécie. "Cela dit, on peut avoir des antécédents familiaux et être épargné, et vice versa", tempère le Dr Philippe Assouly.

Derrière ce terme complexe, un mécanisme précis se produit. Parmi les hormones mâles – qu'on trouve en moindre quantité chez les femmes –, la testostérone qui se transforme en DHT. Cette protéine accélère le cycle de production du cheveu, épuisant le follicule.

Le cheveu est alors plus fin, sa durée de vie plus courte et il ne couvre plus autant le cuir chevelu. Les femmes ne sont pas épargnées, mais souffrent parfois d'autres symptômes associés (acné, hyperpilosité, troubles des règles,…). A 40 ans, une femme sur cinq est ainsi concernée contre environ un homme sur deux.

La pelade, maladie auto-immune qui provoque une chute de cheveux - parfois des poils - par plaques, touche elle aussi plus souvent les personnes souffrant d'antécédents familiaux. Mais contrairement aux idées reçues, les facteurs psychologiques ne jouent pas de rôle décisif dans la survenue de cette pathologie.

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