Une patiente est restée 6 mois avec des ciseaux chirurgicaux dans le ventre

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Ce n’est pas la première fois qu’un chirurgien oubli un instrument à l’intérieur de son patient. Heureusement, les cas restent rares. Mais pour la jeune femme lyonnaise qui vient d’en être victime, les douleurs ont duré 6 mois, sans que son chirurgien ne s’en inquiète…

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Cette jeune femme de 31 ans a été opérée il y a six mois d’une abdominoplastie, une intervention qui visait à réparer son ventre distendu par deux grossesses. Depuis, elle se plaint régulièrement à son chirurgien de fortes douleurs. Mais celui-ci rétorque qu’elles sont la conséquence normale de l’intervention chirurgicale qu’elle a subie.

Après de long mois de souffrance, elle voit sortir de son nombril une pointe métallique, l’amenant directement aux urgences. Sur place, une radio permet d’identifier la présence dans son abdomen d’une paire de ciseaux chirurgicaux de 10 centimes de long. Le chirurgien ne voyant toujours pas d’urgence à réopérer sa patiente, ce n’est que sur l’insistance d’un avocat qu’il consent à lui enlever cet instrument.

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Le chirurgien reconnaît sa faute et sa responsabilité. Mais la patiente a été choquée par la désinvolture du chirurgien face ses douleurs qui ont duré quelque 6 mois et à son manque d’empressement pour la réopérer. Si un accord à l’amiable entre les deux parties n’est pas trouvé, la patiente entend bien poursuivre son chirurgien au pénal…

A savoir

Ce type d’accident médical est rare et pour limiter les risques, la Haute autorité de santé a mis en place depuis le 1er janvier 2010 la « check-list », qui consiste à lister avant et après chaque opération tout le matériel chirurgical (compresses, pinces, ciseaux…).

Mais en pratique, si vous souffrez et que l’explication de votre médecin ne vous satisfait pas, n’hésitez pas à demander un 2e avis. Dans le cas de cette patiente, une radio abdominale réalisée plus tôt aurait rapidement permis d’identifier le problème.

Publié le 16 Février 2011 | Mis à jour le 16 Février 2011
Auteurs : Rédaction E-sante.fr
Source : Le Figaro, Le Progrès, Europe1, 15 février 2011.
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