Le paradis écolo de Nestlé

Publié le 10 Novembre 2010 | Mis à jour le 10 Novembre 2010
Auteurs : Paule Neyrat, Diététicienne
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1,3 milliards de bouteilles d’eaux de Vittel, Contrexéville et Hépar sortent de sources situées dans les collines vosgiennes.

Les eaux de pluies y pénètrent jusqu’aux tréfonds, parcourent un long chemin dans les roches et en ressortent transformées en eaux minérales qui s’en vont directement dans des bouteilles.

Qui dit « eau minérale » dit eau exempte de nitrates et de pesticides. La loi l’exige et c’est le moins qu’elle puisse faire !

Il y a une vingtaine d’années, Nestlé, propriétaire de ces marques d’eaux, s’est aperçu que les nitrates s’installaient dangereusement dans celles-ci. Normal, les collines s’étaient recouvertes de cultures de maïs pour nourrir les vaches vosgiennes. Des tonnes de produits phytosanitaires et de déjections animales y étaient déversées depuis des années qui contaminaient les sous-sols.

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Avec le concours de l’INRA, une structure a alors été créée par Nestlé qui a entrepris d’établir un périmètre sanitaire de 10 kilomètres carrés autour de ses précieuses sources.

Il a fallu convaincre les agriculteurs de nourrir leurs vaches avec de la luzerne et du foin, de faire du compost avec leur fumier, de réduire leurs troupeaux et d’y aller plus que mollo avec les produits phytosanitaires.

Tout cela avec, bien sûr, des subventions nestléiennes à la clé. La firme a aussi racheté les terres de ceux qui ne voulaient pas adhérer à ce cahier des charges.

La municipalité de Vittel, station thermale fructueuse, s’est évidemment mise aussi au vert : coccinelles pour boulotter les pucerons des arbres, rapaces pour occire les mulots qui dévastent les pelouses de l’hippodrome, désherbages thermiques etc.

20 ans plus tard, ces 10 kilomètres carrés de collines vosgiennes regorgent de papillons et de petits oiseaux et sont un véritable paradis écolo.

Les sous de Nestlé ont préservé la nature et bien sûr sa mine d’or hydrique.

Cela s’appelle un retour sur investissement mais lorsqu’il s’agit d’une telle expérience écologique, on ne peut qu’applaudir.

C’est ce qu’ont fait les participants de la Conférence internationale sur la biodiversité qui s’est déroulée fin octobre à Nagoya, au Japon, où les résultats de cette opération ont été présentés.

Soumis par Paule Neyrat le
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