Münchhausen par procuration : un syndrome rare

Les personnes atteintes d’un syndrome de Münchhausen par procuration tentent d’obtenir du corps médical qu’il diagnostique telle ou telle maladie à leur progéniture. Ils n’hésitent pas pour arriver à leur fin à simuler ou provoquer chez l’enfant les symptômes évocateurs, quitte à mettre parfois sa santé en danger. Une maltraitance psychologique complexe.

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Le syndrome de Münchhausen par procuration est une maltraitance

Le syndrome de Münchhausen par procuration est un syndrome rare dans lequel un parent – souvent la mère - cherche à faire passer son enfant pour malade afin d’obtenir d’un médecin qu’il pose tel ou tel diagnostic. Le but n’est pas de faire souffrir l’enfant mais plutôt d’obtenir l’attention du corps médical en tant que maman. Pour les enfants des victimes, c’est néanmoins clairement une maltraitance.

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Les personnes atteintes de ce syndrome n’hésite en effet pas à inventer des symptômes voire à les provoquer, quitte à mettre la santé de leur enfant en danger. Le parent peut prétendre que l’enfant a de la fièvre, provoquer chez lui des vomissements en lui faisant ingérer des vomitifs ou des saignements en lui administrant des anticoagulants... C’est donc une forme de maltraitance qui prend l’apparence de soins à l’enfant.

Une maltraitance qui vient souvent de la mère

Le syndrome de Münchhausen par procuration touche dans la très grande majorité des cas les mères. Il s’agit souvent de femmes qui ont été ou sont encore en contact avec le milieu médical et sont par exemple aide-soignante ou infirmière. Elles sont très souvent extrêmement bien informées sur la maladie dont souffre prétendument leur enfant. Elles n’hésitent d’ailleurs pas dans certains cas à suggérer au médecin de pratiquer tel ou tel examen – quitte à ce qu’il soit invasif – pour établir le diagnostic.

Publié le 15 Avril 2015 | Mis à jour le 16 Avril 2015
Auteurs : Thomas Coucq, journaliste santé
Source : Merci au Pr Michel Botbol, Psychiatre au CHRU de Brest, à l’Association Française de Psychiatrie et au Dr Ivan Godfroid, Psychiatre de Liaison au CHU de Charleroi.
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